Invitée ce lundi dans 15 minutes pour comprendre sur RTL info, Diana Nikolic, cheffe de groupe MR au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, a rappelé une évidence trop souvent oubliée dans le débat actuel sur l’enseignement : les élèves ne peuvent pas être les victimes collatérales des mouvements de protestation.

Après une fin d’année scolaire marquée par la contestation et les perturbations, le MR appelle à une rentrée apaisée et durable. Les enseignants ont le droit d’exprimer leurs inquiétudes et de défendre leurs revendications. Mais les parents ont aussi le droit de vouloir que leurs enfants aillent à l’école, et les élèves ont le droit de suivre leurs cours et d’apprendre.

« La scolarité de nos enfants n’est pas une monnaie d’échange. » C’est le message porté par Diana Nikolic sur le plateau télé. La grève est un droit mais elle ne peut conduire à empêcher l’accès aux écoles.

Des économies oui, de l’austérité non

Diana Nikolic est revenue sur le contexte budgétaire auquel fait face la Fédération Wallonie-Bruxelles. « Les économies, ce n’est pas le projet du MR pour l’école : c’est une contrainte héritée. » Le MR refuse à la fois l’austérité et le déni. Faire croire qu’il serait possible de poursuivre comme avant, sans adaptation et sans conséquence, ne rendrait service ni à l’école ni à celles et ceux qui y travaillent. Le MR fait le choix de la responsabilité : prendre aujourd’hui les décisions nécessaires pour préserver l’emploi et l’enseignement de demain, plutôt que reporter les difficultés et risquer demain des économies plus douloureuses pour les écoles, les enseignants et les familles.

« Le mépris serait de faire croire qu’on peut faire comme avant sans rien changer, sans que ça ait des conséquences. Si on ne fait rien, il y en aura », a insisté Diana Nikolic.

22 heures face classe : la mesure la moins impactante

Au cœur du débat figurait le passage de 20 à 22 heures face classe pour les enseignants du secondaire supérieur. Diana Nikolic l’a rappelé : cette décision ne remet nullement en cause la réalité ni l’importance du travail réalisé par les enseignants. Mais, dans un contexte de pénurie, le gouvernement a fait le choix de la mesure la moins impactante. « Il y avait des mesures bien plus impactantes recommandées par les experts, qui touchaient notamment à la masse salariale », a souligné Diana Nikolic. Le gouvernement et le Parlement ont par ailleurs apporté une série de protections afin de limiter l’impact de cette réforme sur l’emploi et d’éviter toute perte d’emploi contrainte.

Renforcer la concertation et les apprentissages

Renouons le dialogue. La ministre de l’Éducation, Valérie Glatigny, tend la main aux syndicats, aux collectifs et à l’ensemble des enseignants. À chacun, désormais, de la saisir.

Le dialogue est indispensable. Mais la concertation ne peut pas devenir un droit de veto sur les réformes. Exiger le retrait pur et simple de toute réforme, ce n’est pas ouvrir le dialogue : c’est poser un ultimatum.

Le dialogue, oui. Les ultimatums, non. Gouverner, c’est assumer.