Le Gouvernement wallon a marqué son accord sur la cession de la participation majoritaire détenue par la Région dans l’Hippodrome de Wallonie, à Ghlin. Cette décision doit permettre d’ouvrir une nouvelle phase pour le site et d’offrir une perspective de redéploiement de ses activités et, plus largement, de la filière hippique.
Un hippodrome créé par les pouvoirs publics, plus soutenable en 2026
Créé en 2000 avec le soutien des pouvoirs publics, l’Hippodrome de Wallonie s’est progressivement imposé comme un outil important de la filière hippique belge. Mais son modèle de fonctionnement, historiquement dépendant d’un soutien public régional important, n’était plus soutenable dans sa forme actuelle. Jusqu’en 2024, l’Hippodrome bénéficiait notamment d’un subside régional annuel de fonctionnement qui atteignait 950.000 euros. Sa suppression à partir de 2025 a nécessité de rechercher un nouveau modèle pour permettre la poursuite des activités.
Une reprise des activités par un investisseur privé
Dans ce contexte, Wallonie Entreprendre a confié à EY une mission visant à rechercher des investisseurs privés en Belgique et à l’étranger. De nombreux acteurs ont été approchés, issus notamment du secteur hippique, des paris, de l’événementiel et de l’investissement privé.
Au terme de ce processus, Wallonie-Entreprendre a estimé que l’offre révisée de Event Video Sport constituait la proposition permettant d’envisager la continuité des activités de l’Hippodrome. Actif depuis de nombreuses années dans le secteur hippique et déjà impliqué dans les activités du site, son propriétaire reprendra la participation détenue par la Région (75%), pour un montant de 500.000 euros, et s’engage à financer les pertes d’exploitation jusqu’à la fin de l’exercice 2029, avec l’objectif de travailler d’ici là à une solution structurelle pour l’avenir de la filière.
Le projet comporte également un engagement important pour la transmission des savoir-faire et l’avenir de la filière : le maintien à long terme des écoles présentes sur le site. Les engagements pris par le repreneur concernant la poursuite des activités jusqu’en 2029 et le maintien des écoles seront formalisés sous la forme d’obligations précises dans les actes de cession.
Ce choix de cession des activités à un investisseur privé permet d’éviter un scénario de liquidation, qui aurait entraîné l’arrêt des activités hippiques sur le site. Il offre au contraire une période de stabilité pour travailler au redéveloppement de l’Hippodrome et à la recherche d’un modèle structurel pour la filière.
« En suivant la recommandation de WE, le Gouvernement fait le choix d’accompagner le passage vers un nouveau modèle, reposant désormais sur une dynamique privée et de donner à l’Hippodrome l’opportunité de se redéployer. L’enjeu est de préserver un site hippique de référence, les activités qui y sont organisées, les écoles qui y sont implantées et, plus largement, l’écosystème économique, sportif et associatif qui s’est constitué autour de lui » indique la Ministre des Sports et des Infrastructures sportives, Jacqueline Galant.
« Sans repreneur, l’Hippodrome se dirigeait vers une impasse. La solution retenue aujourd’hui permet de préserver l’activité et d’éviter une liquidation qui aurait eu des conséquences pour l’ensemble de la filière hippique. Cette transition offre désormais le temps nécessaire pour bâtir un modèle économique plus solide et plus autonome. » explique le Ministre de l’Économie, Pierre-Yves Jeholet.