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Pôles territoriaux : renforcer le soutien aux élèves et aux enseignants dans les classes

28/10/2026
En bref

Comment aider un élève dyslexique à suivre les cours ? Quelles adaptations proposer à un enfant qui rencontre des difficultés liées à un handicap ? Pour accompagner les écoles face à ces situations, la Fédération Wallonie-Bruxelles compte 48 pôles territoriaux. À l’initiative de Valérie Glatigny, le Gouvernement a adopté en première lecture, un projet visant à renforcer leur présence dans les classes et à simplifier leur fonctionnement.

Les pôles territoriaux réunissent des professionnels qui aident les écoles de l’enseignement ordinaire (de la maternelle au secondaire) à accompagner les élèves à besoins spécifiques. Ils conseillent les enseignants et peuvent intervenir auprès des élèves qui ont besoin d’un soutien particulier. Ces élèves bénéficient alors d’”aménagements raisonnables”.

Concrètement, pour un élève dyslexique, il peut s’agir d’aider l’enseignant à préparer des documents plus faciles à lire ou à choisir un outil de lecture vocale. Pour un enfant venant de l’enseignement spécialisé qui rejoint une classe de l’ordinaire, le pôle peut l’aider à utiliser ces outils de compréhension et à participer aux activités avec les autres élèves.

Cependant, l’évaluation menée en 2025 et les échanges avec les acteurs de l’enseignement ont fait ressortir une attente : davantage d’aide dans les classes et une meilleure compréhension de ce que les pôles peuvent apporter.

“Les pôles doivent être un soutien que les enseignants et les élèves voient et ressentent au quotidien. Leur expertise doit se traduire par une aide concrète, dans les classes. C’est leur raison d’être“, souligne Valérie Glatigny.

Une aide au plus près des élèves

Nous voulons donner la priorité à l’accompagnement des élèves. Les pôles pourront notamment intervenir lorsqu’un enfant continue à rencontrer des difficultés malgré les adaptations mises en place par son école. Ils poursuivront également leur accompagnement des élèves venant de l’enseignement spécialisé qui suivent toute leur scolarité dans l’ordinaire.

Les enseignants continueront, eux aussi, à bénéficier de conseils et d’outils pour adapter leurs cours aux besoins des élèves. L’objectif est de les aider à trouver des solutions qui fonctionnent au quotidien.

Un contact clairement identifié pour chaque école

Chaque école accompagnée disposera d’une personne de référence au sein de son pôle. Lorsqu’une difficulté se présente, l’équipe éducative saura ainsi à qui s’adresser.

Si une situation nécessite une expertise dont le pôle ne dispose pas, celui-ci pourra également faire appel à un service spécialisé extérieur. Les écoles seront mieux informées des aides qu’elles peuvent obtenir.

Moins de démarches administratives

Le projet prévoit aussi de simplifier l’organisation des pôles. Les accords qui encadrent leur collaboration avec les écoles seront conclus sans date de fin, ce qui évitera des démarches régulières de renouvellement. Ils pourront toujours être modifiés ou arrêtés, avec un préavis d’une année scolaire pour permettre aux équipes de s’organiser et préserver le suivi des élèves.

Ces changements sont prévus pour la rentrée 2027. Le texte, adopté en première lecture, doit encore faire l’objet de négociations et de consultations avant son adoption définitive.