En séance plénière de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la cheffe de groupe MR, Diana Nikolic, a défendu la position du MR sur le deuxième décret-programme (DP2) avec une ligne claire : garantir l’avenir de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour continuer à financer durablement ses missions essentielles : l’enseignement, la jeunesse, la culture et le sport.

Face à une opposition qui avait annoncé vouloir faire « tout » pour empêcher l’adoption du texte, Diana Nikolic a rappelé un principe simple : dans une démocratie parlementaire, on débat, on confronte les arguments, puis le Parlement tranche. Empêcher le vote n’est pas l’expression de la démocratie, au contraire. C’est une stratégie de blocage.

L’enseignement représente plus de la moitié du budget de la Fédération Wallonie-Bruxelles, et près des deux tiers si l’on tient compte de l’ensemble des politiques liées à l’éducation. Dans un contexte budgétaire difficile, il est normal de regarder quelles économies peuvent être faites.
Pour le MR, la vraie question n’est donc pas : « Faut-il agir ? ». La vraie question est : « Comment agir de manière responsable, juste et soutenable ? »

Le passage de 20 à 22 périodes pour les enseignants du secondaire supérieur semble cristalliser toutes les inquiétudes et oppositions sur le terrain. Diana Nikolic précise : « C’est une économie mais aussi du bons sens. Avoir un enseignant devant chaque classe. »
D’autres pistes d’économies, bien plus dures, existaient. Freiner la progression salariale des enseignants, supprimer le barème 401 ou mettre purement et simplement fin à la DPPR faisaient partie des scénarios possibles. Ce ne sont pas les choix qui ont été posés. La FWB a choisi la mesure la moins impactante. « Nous ne fermons pas les yeux. Nous ne transférons pas aux générations suivantes le coût de notre confort politique d’aujourd’hui », a résumé Diana Nikolic.

Mais contrairement à ce qu’affirme le PS, il ne s’agit pas de pertes sèches d’emplois. Dans un contexte de pénurie, parler de « licenciements massifs » ou de « casse sociale » relève davantage du slogan que de la réalité.

Et le décret-programme 2, ce n’est pas que la question des 22 périodes, le cœur de ce texte, en ce qui concerne l’école, c’est la carrière enseignante dans sa globalité : comment on entre dans le métier, comment on le traverse, et comment on en sort.