Invité de QR le débat, Pierre-Yves Jeholet est revenu sur le budget wallon. Un budget sérieux et responsable, qui assume les économies nécessaires, mais qui continue aussi et surtout à préparer l’avenir, à défendre le pouvoir d’achat, à soutenir les familles et les entreprises.
Il faut évidemment faire des économies pour redresser les finances wallonnes. Et pas question de promettre tout et n’importe quoi aujourd’hui et de laisser la facture aux générations suivantes. On peut être sérieux avec l’argent public et continuer à investir, à réformer et à soutenir les Wallons.
Job Bonus, droits de succession, coût de l’énergie pour les entreprises… Petit focus sur quelques mesures de ce budget qui auront un impact concret.
Jusqu’à 500 euros de plus avec le Job Bonus
Le travail doit payer davantage. C’est aussi pour cela que Pierre-Yves Jeholet porte la création du Job Bonus en Wallonie.
Avec le coût de la vie, de l’énergie ou encore des déplacements, beaucoup de travailleurs voient une partie de leur salaire partir dans les dépenses du quotidien. La Wallonie consacrera 205 millions d’euros par an au Job Bonus.
Les salariés domiciliés en Wallonie et gagnant jusqu’à 5.000 euros brut par mois bénéficieront d’une prime annuelle directement versée par la Région. Elle pourra atteindre 500 euros par an pour les revenus les plus modestes et diminuera progressivement jusqu’à 50 euros.
Pas question d’un nouveau chèque à utiliser pour une dépense déterminée. C’est de l’argent supplémentaire dont chacun pourra disposer librement.
« Quand on travaille, cela doit se voir sur le compte en banque. Le Job Bonus, c’est jusqu’à 500 euros supplémentaires par an. Chacun pourra utiliser cet argent comme il l’entend. C’est du pouvoir d’achat en plus et une manière très concrète de mieux valoriser le travail », souligne Pierre-Yves Jeholet.
Le Job Bonus complète Job Plus, l’autre réforme portée par le ministre de l’Emploi. Avec Job Plus, la Wallonie soutient les employeurs qui recrutent et le retour à l’emploi. Avec le Job Bonus, elle augmente directement le revenu de ceux qui travaillent.
Retrouver un emploi est une étape. Pouvoir mieux vivre de son travail en est une autre.
Transmettre davantage à ses enfants
Autre mesure qui touchera directement de nombreuses familles, la baisse des droits de succession.
À partir du 1er janvier 2028, les 75.000 premiers euros hérités en ligne directe seront exonérés. Résultat : 62 % des successions en ligne directe seront exonérées, contre moins de 25 % aujourd’hui.
Les taux les plus lourds vont eux aussi diminuer. Aucun ne dépassera 50 %, alors qu’ils peuvent atteindre 80 % aujourd’hui.
Pouvoir transmettre plus facilement à ses proches le fruit d’une vie de travail, c’est aussi une question de justice. La baisse des droits de donation immobilière, également prévue en 2028, facilitera par ailleurs la transmission anticipée d’un patrimoine, par exemple pour aider ses enfants à acheter ou rénover un logement.
Réduire la facture énergétique de les entreprises
Pour les entreprises aussi, l’énergie pèse lourd. Et quand les prix sont plus élevés que chez nos voisins, c’est leur compétitivité, leurs investissements et, derrière, l’emploi qui sont en jeu.
La Wallonie mobilisera, sur trois ans, 180 millions d’euros pour compenser les coûts carbone indirects et 90 millions supplémentaires pour un nouveau soutien dans le cadre européen CISAF.
L’idée est d’aider les entreprises confrontées au prix de l’électricité, mais aussi de les accompagner pour investir, consommer moins d’énergie et décarboner leurs activités.
Être sérieux sans arrêter d’avancer
« Ce budget, ce sont des économies, oui. Il faut les assumer. Mais ce sont aussi des mesures pour ceux qui travaillent, pour les familles et pour nos entreprises. Nous ne voulons pas faire croire aux Wallons que l’on peut éternellement dépenser de l’argent que l’on n’a pas. Être responsable, c’est aussi continuer à préparer l’avenir. », conclut Pierre-Yves Jeholet.