La Fédération Wallonie-Bruxelles poursuit son engagement contre le harcèlement et le cyberharcèlement à l’école. Le Gouvernement vient de confirmer le financement du programme-cadre pour l’année scolaire 2026-2027, avec plus de 1,4 million d’euros consacrés à l’accompagnement des établissements.
Concrètement, 235 écoles participeront au dispositif dès la prochaine rentrée. L’objectif est de leur donner les moyens de prévenir les situations de harcèlement, de mieux les détecter et d’y répondre rapidement.
Qu’est-ce que le programme-cadre ?
Lancé en 2023, le programme-cadre est un dispositif d’accompagnement proposé aux écoles sur une période de quatre ans. Son objectif est de les aider à construire une véritable stratégie de prévention et de lutte contre le harcèlement et le cyberharcèlement. Les établissements bénéficient de l’expertise d’opérateurs spécialisés pour réaliser un diagnostic de leur climat scolaire, former les équipes éducatives, mettre en place des procédures d’intervention, sensibiliser les élèves et associer les parents. La lutte contre le harcèlement est l’affaire de tous.
Toute la communauté éducative mobilisée
Selon les besoins des écoles, différentes actions peuvent être mises en place. Certaines créent des cellules d’intervention spécialisées, d’autres forment des élèves “jeunes ambassadeurs” capables de repérer des situations de harcèlement ou d’aider leurs camarades. Les enseignants, éducateurs et directions bénéficient également de formations pour mieux intervenir lorsqu’une situation est signalée.
Chaque établissement dispose en outre d’une période supplémentaire pour désigner un délégué chargé du climat scolaire, qui coordonne les actions de prévention et assure leur suivi.
Une priorité pour améliorer le climat scolaire
Les actions menées sont intégrées au plan de pilotage des écoles et font l’objet d’un suivi régulier afin d’en garantir l’efficacité. Pour le Gouvernement, cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large visant à améliorer le climat scolaire et le bien-être des élèves.
“La lutte contre le harcèlement ne peut pas se limiter à des intentions. Elle exige des moyens, des personnes formées et un accompagnement dans la durée. C’est exactement ce que nous faisons aujourd’hui : nous donnons aux écoles les ressources nécessaires pour agir concrètement en faveur du bien-être des élèves”, souligne Valérie Glatigny, ministre de l’Éducation.




