Les épisodes de fortes chaleurs annoncés ces prochains jours suscitent des inquiétudes légitimes parmi les familles, les élèves et les membres du personnel. La Ministre de l’Éducation, Valérie Glatigny, tient à rappeler que la protection de la santé et du bien-être de chacun demeure la priorité absolue.

Personne n’a jamais demandé aux élèves ou aux équipes éducatives de poursuivre les activités scolaires dans des conditions qui mettraient leur santé en danger. Des recommandations précises existent et permettent aux écoles d’adapter leur organisation en fonction des réalités locales.

Chaque établissement est invité à disposer d’un plan canicule et les pouvoirs organisateurs bénéficient de l’autonomie nécessaire pour prendre les mesures adaptées à leur situation particulière. En leur qualité d’employeurs, ils sont tenus de respecter les dispositions de la législation fédérale relative au bien-être au travail, en particulier celles prévues par le Code du bien-être au travail. À ce titre, ils veillent à garantir des conditions de travail conformes aux exigences légales en matière de sécurité, de santé et de protection des membres du personnel, notamment en tenant compte des risques liés aux circonstances exceptionnelles

Les niveaux d’alerte de l’Institut royal météorologique (IRM) constituent une aide à la décision au sein des administrations publiques pour apprécier la situation. Lorsque les conditions locales rendent objectivement impossible un accueil sécurisé des élèves et du personnel, les pouvoirs organisateurs peuvent décider une suspension partielle ou totale des cours pour cause de force majeure ou un aménagement de la journée de cours. Cette information doit cependant être communiquée clairement aux parents, conformément aux dispositions prévues par le Code de l’enseignement, et un accueil doit être organisé pour les enfants dont les parents ne pourraient assurer la garde.

La circulaire relative à la continuité des apprentissages en cas de circonstances exceptionnelles, envoyé le 21 mai dernier dans les écoles, prévoit ainsi toute une série de mesures concrètes : accès permanent à l’eau, utilisation des locaux les plus frais, limitation des activités physiques et extérieures, regroupement des élèves, aménagement du rythme de la journée ou encore concentration des apprentissages en matinée selon les niveaux d’alerte de l’IRM.

« Je comprends et partage les préoccupations des familles et des équipes éducatives face aux températures annoncées. Nous savons que les enfants en particulier sont sensibles aux températures élevées.  Leur sécurité et leur santé priment. Le cadre mis en place permet aux écoles de s’adapter lorsque les conditions locales ne permettent plus de garantir un accueil en toute sécurité, les pouvoirs organisateurs disposent des moyens nécessaires pour prendre les décisions appropriées, sur la base notamment des recommandations de l’IRM qui prévalent aussi, par exemple, dans les locaux des administrations publiques », souligne la Ministre Valérie Glatigny