Pour le CEB en 6ème primaire, les élèves devront désormais obtenir au moins 50% dans chaque matière et une moyenne globale de 60%. Pour le CE1D, en 2ème secondaire, et le CESS en 6ème secondaire, le seuil sera fixé à 60% pour chaque épreuve.

Ce choix vise à redonner le goût de l’effort et assurer la valeur des diplômes. Aujourd’hui, une très grande majorité d’élèves (environ 90% !) réussissent le CEB, mais beaucoup rencontrent ensuite des difficultés dès leur entrée dans le secondaire. Il ne s’agit donc pas de sanctionner, mais de mieux préparer les élèves en s’assurant qu’ils maîtrisent réellement les apprentissages de base : lecture, orthographe et calcul, avant de passer dans le secondaire. Pourquoi ? Parce qu’on sait que des difficultés non traitées ont tendance à s’aggraver avec le temps.

Cette réforme s’inscrit dans une vision cohérente de l’école défendue par le Mouvement Réformateur : une école exigeante et émancipatrice. Fixer des objectifs clairs, c’est permettre à chaque élève de se situer, de progresser et de se dépasser. L’exigence n’est pas un frein, mais un levier de réussite.

Bien entendu, exiger davantage n’a de sens que si l’on accompagne mieux ceux qui seraient en difficulté. C’est pourquoi ce relèvement des seuils s’accompagne de mesures concrètes pour soutenir les élèves tout au long de leur parcours. Dès la 4ème primaire, le test CLE (Calculer, Lire, Écrire) permettra d’identifier plus tôt les difficultés. En parallèle, l’accompagnement personnalisé des élèves sera renforcé, avec des moyens supplémentaires (460 équivalents temps plein) dans le primaire et au début du secondaire, afin d’aider chaque élève. Cela signifie, concrètement, deux professeurs dans une classe pour prendre en charge des groupes d’élèves de niveaux différents par exemple.

Un accompagnement renforcé est également prévu en 1ère secondaire pour les élèves qui auraient échoué au CEB (ou à une ou plusieurs parties de celui-ci). Les moyens humains consacrés précédemment au degré différencié sont maintenus.

Cette réforme repose également sur une confiance renforcée dans nos enseignants. Les conseils de classe et les jurys d’école sont maintenus, alors que le Pacte prévoyait de les supprimer. Ils conservent toute leur autonomie pour apprécier les parcours individuels des élèves et prendre les décisions les plus adaptées. L’évaluation reste entre les mains des professionnels de terrain, au plus proche des réalités des élèves. C’est d’ailleurs pourquoi les recours des parents ne seront plus automatiques.

Nous réintroduisons aussi la possibilité de redoubler sa 6ème primaire afin de consolider les acquis trop fragiles, avec un accompagnement adapté, avant de poursuivre son parcours.  Nous voulons éviter les passages automatiques d’une année à l’autre qui découragent les enseignants et n’encouragent pas le sens de l’effort.

À travers cette réforme, le MR réaffirme que l’école doit à la fois responsabiliser et soutenir. Elle doit donner aux élèves les moyens de réussir, mais aussi garantir que les diplômes attestent d’un niveau réel de compétences.

Relever les seuils de réussite, c’est faire le choix de la clarté, de l’exigence et de la confiance envers nos enseignants. C’est marquer la différence, fondamentale pour le MR, entre “passer d’une année à l’autre”, et “réussir son année.”

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