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La Ministre s’attèle à l’implémentation des systèmes de transport intelligents

Par 31 mars 2015 Pas de commentaire

Jacqueline Galant, entend avancer au niveau de l’implémentation des systèmes de transport intelligents.

Un groupe de travail s’est réuni pour la première fois à ce sujet la semaine dernière. Ce groupe de travail réunit, outre le Cabinet et le SPF Mobilité et Transports, également des représentants des administrations régionales ainsi que de la FEBIAC (fédération des constructeurs automobiles), d’AGORIA (fédération des entreprises technologiques), d’ASSURALIA (fédération des assureurs belges) et d’ITS Belgium.
« Alors qu’il y a 10 ans, les véhicules autonomes relevaient de la science-fiction, nous sommes aujourd’hui à la veille d’une véritable révolution en matière de modes de déplacement individuels » estime la Ministre. Cette intuition se base sur les nombreuses démonstrations technologiques que nous font de plus en plus régulièrement les constructeurs automobiles du monde entier. Parallèlement, les développements à l’étranger sont observés de très près. Ainsi, la ministre était invitée ce mercredi 25 mars par sa collègue des Pays-Bas, madame Schulz, à inaugurer la Automotive Week (Semaine de l’Automobile) à Helmond, avec ses Verkeerscentrale et Innovatiecentrale (Centrales de circulation et d’innovation).
La Ministre veut au maximum anticiper, encourager, développer ce marché prometteur car si les potentiels annoncés des nouvelles technologies se concrétisent, c’est réellement toute notre conception de la mobilité individuelle qui s’en trouvera modifiée. L’ambition de la Ministre est de créer un cadre propice pour que ces technologies puissent se développer en Belgique et nous apportent des perspectives nouvelles pour solutionner des problèmes concrets en matière de mobilité et de sécurité routière.
« Concrètement, différents sujets seront examinés et discutés par le groupe de travail », explique Jacqueline Galant. « Le groupe de travail a d’ailleurs déjà entamé ses travaux ».  Ainsi, il a notamment jugé que notre Code de la route ainsi que les règlements internationaux sont compatibles avec l’organisation de tests sur route en Belgique. Par ailleurs, un ‘Code de bonnes pratiques’ sera rédigé conjointement avec tous les acteurs, comme cela s’est fait au Royaume-Uni. Il s’agira d’un cadre de référence évolutif qui nous servira de base pour peaufiner les aspects législatifs, les aspects assurances et responsabilités ainsi que des sujets précis comme les interactions entre véhicules équipés et non équipés, entre véhicules et infrastructures, entre véhicules et conducteurs par exemple.
« Je ne dis pas que dès demain, nous verrons des véhicules sans chauffeur sur les routes belges : notre option est d’ailleurs de d’abord promouvoir uniquement les tests de véhicules à bord desquels le conducteur est capable à tout moment de reprendre le contrôle du véhicule. Mais je veux lancer un message clair : nous sommes en train de créer les conditions idéales (tant du point de vue de la sécurité routière que du point de vue des procédures administratives simples) pour que cette filière économique se développe en Belgique ». La Ministre en est convaincue : « L’impact des nouvelles technologies sur le trafic sera positif en termes de sécurité routière, de mobilité et de réduction de l’impact du transport routier sur l’environnement ».