Depuis sa mise en place en 2014, le Gouvernement de Charles Michel n’a eu de cesse d’innover et de réformer. Avec à la clé, l’application d’une multitude de mesures favorisant la relance économique du pays. Croissance, santé, énergie, emploi, pouvoir d’achat… Aucun secteur n’a été oublié.

Ce lundi 8 octobre, le Premier Ministre a présenté la déclaration de politique générale du Gouvernement. L’occasion pour Charles Michel de tirer le bilan de l’action du Gouvernement, mais aussi de présenter les nouvelles mesures qui seront appliquées d’ici la fin de la législature.

Cinq priorités sont inscrites à la feuille de route du Gouvernement fédéral pour les sept mois à venir :

  1. Concrétiser le Pacte pour les investissements, spécialement l’agenda digital, et le deal pour l’emploi
  2. Mettre en œuvre la stratégie énergétique
  3. Faire les choix pour l’avenir de la Défense
  4. Gérer de façon ordonnée les questions migratoires
  5. Finaliser les réformes pour garantir l’avenir des pensions

 

 

 1. Concrétiser le Pacte pour les investissements, spécialement l’agenda digital, et le deal pour l’emploi

La première priorité est la mise en œuvre intégrale du jobsdeal et du pacte d’investissement.

Le taux d’emploi en Belgique a augmenté mais reste encore sous l’objectif européen (1,6% entre 73,2% entre le premier trimestre de 2017 et le premier trimestre de 2018, nous en sommes maintenant à 69,3% dans le cadre de la stratégie UE 2020).

Pour booster le secteur de l’emploi, le Gouvernement fédéral a mis en place le deal pour l’emploi. Une série de réformes concrètes qui ont pour but de moderniser le marché du travail en tenant compte des réalités de celui-ci. En d’autres termes, d’activer le plus de personnes possible sur le marché de l’emploi.

Les chiffres démontrent que les jeunes, les personnes âgées et les personnes issues de l’immigration ont trop peu d’opportunités sur le marché du travail. Un constat interpellant sachant qu’il existe des milliers de métiers en pénurie à combler. Le nombre de postes vacants a en effet doublé en trois ans.

Pour donner les moyens aux travailleurs de profiter d’un retour à l’emploi plus rapide, le Gouvernement a décidé :

  • Les employés licenciés devront s’inscrire auprès du service de l’emploi dans un délai d’un mois.
  • Le gouvernement introduira également une exonération fiscale des primes régionales pour la formation aux métiers en pénurie.

2. Mettre en œuvre la stratégie énergétique

La sécurité d’approvisionnement énergétique est un challenge permanent. Elle est essentielle pour les citoyens et pour les entreprises.

La gestion du parc nucléaire par Electrabel a manqué de la plus élémentaire prévoyance. Le Gouvernement, comme les consommateurs, ont été confrontés à un fait accompli. Le Gouvernement fédéral s’est engagé à utiliser tous les moyens de droit pour défendre les intérêts des consommateurs. Un mandat a d’ailleurs été donné à la CREG afin d’objectiver l’impact sur le marché et sur les tarifs. Pour Charles Michel, « les hausses de prix liées à l’indisponibilité anormale du parc nucléaire devront être facturées à Electrabel« . Le Premier Ministre a tenu à rappeler qu’il avait obtenu l’assurance du soutien et de la coopération de l’Allemagne dans le cadre des importations. Et qu’en tout état de cause, « le risque pour la sécurité d’approvisionnement cet hiver était pratiquement écarté« .

Pour le Premier Ministre, la sortie brusque et improvisée de l’énergie nucléaire n’est pas une option. Pour cette raison, le Gouvernement a pris plusieurs engagements :

1) maintenir le cap de la stratégie énergétique et à la mettre en œuvre.

2) la mise en place du mécanisme de rémunération de la capacité afin de booster les investissements dans les énergies alternatives.
3) poursuivre le soutien au parc éolien offshore tout en baissant de 4 milliards d’euros l’impact pour les clients. Un doublement des capacités disponibles pour cette source d’énergie(de 2.3 à 4 GW) est prévu. 
4) mise en œuvre de la norme énergétique avec les partenaires régionaux afin de veiller à la maitrise des prix.

 

3. Faire les choix pour l’avenir de la Défense

Garantir la sécurité de tous fait partie des priorités du Gouvernement fédéral. La Belgique accueille les sièges de l’OTAN et de l’Union européenne. Et elle entend rester un partenaire loyal et fiable au sein de ces deux organisations.

L’instabilité et les conflits au sud de l’Europe, les menaces hybrides ou encore les attaques cyber-terroristes sont les nouvelles réalités de notre époque. Le Gouvernement a donc décidé de stopper, sous cette législature la baisse systématique des efforts en matière de défense (en terme nominal le budget défense progresse de 250 millions d’euros par rapport à 2014).

La Belgique a donc choisi d’investir pour l’avenir et pour la sécurité. La loi de programmation militaire fixe le cadre budgétaire et les priorités. Plusieurs programmes sont déjà établis : véhicules blindés, frégates et chasseurs de mines, drones et avions de chasse.

 

4. Gérer de façon ordonnée les questions migratoires

Le Gouvernement de Charles Michel a fait de la gestion de la question migratoire une priorité. Humanité et fermeté, solidarité et réalisme sont les principes cohérents qui guident son action.

Humanité parce que la Belgique veille à respecter ses engagements européens et internationaux. Depuis 2015, une protection a été accordée à près de 48.000 personnes. Des personnes qui fuient la guerre ou craignent de subir des violences en raison notamment de leur race, religion, orientation sexuelle ou de leurs opinions politiques.

Pour Charles Michel :  « Nous sommes solidaires et nous respectons nos engagements européens et internationaux. Mais, dans le même temps, nous sommes intransigeants avec le respect de nos lois. Nous poursuivrons une lutte résolue contre l’immigration illégale ».
Depuis le début de la législature, 38.000 personnes en séjour illégal ont quitté le territoire de manière volontaire (14.700, soit 39%) ou forcée (23.300, soit 61%). Près de 5.800 criminels en séjour illégal ont été expulsés. « Nous devons faire mieux. La politique de retour doit être plus effective encore. Nous créerons 300 places supplémentaires en centre fermé. Et il y a urgence. » 

Empêcher la séparation des enfants et des parents

La détention des familles avec mineurs ne sera jamais un but en soi. C’est toujours une décision de dernier ressort lorsque les parents refusent de manière répétée de respecter des décisions individuelles et impartiales, prises conformément à l’État de droit.

Ces décisions visent aussi à empêcher la séparation des enfants et des parents, ce qui serait à la fois inhumain et contraire aux valeurs fondamentales qui fondent notre société. « Nous refusons de donner un blanc-seing tacite à l’immigration illégale chaque fois que des enfants accompagnent leurs parents. Nous sommes aussi actifs sur le plan européen. Le contrôle strict des frontières externes de l’Union européenne est la première priorité. Nous voulons renforcer la responsabilité des Etats de première entrée conjuguée à une réelle solidarité entre l’ensemble des Etats-Membres. Enfin, nous sommes mobilisés pour une nouvelle alliance sacrée Union européenne-Afrique, afin de résoudre, en dix ans, les causes profondes des migrations illégales ».

5. Finaliser les réformes pour garantir l’avenir des pensions

Le gouvernement poursuivra ses travaux sur le financement durable des retraites pour les sept prochains mois. A la fin de la législature, on aura ainsi assisté à la réforme la plus importante de notre système de retraite depuis 1945.

 Le Gouvernement de Charles Michel veut poursuivre la réforme avec trois objectifs parallèles :

  • L’allongement de la carrière moyenne.
  • L’harmonisation des régimes.
  • Un lien plus fort entre le travail et la retraite.

 Les mesures initiées par le Gouvernement pour garder les personnes plus longtemps au travail montrent déjà leurs bienfaits.

  • L’âge moyen de la retraite en 2014 était encore de 59,6 ans. Il est maintenant de 60 ans et demi.
  • Le taux d’emploi des employés âgés de 55 à 64 ans est en augmentation. (Ceci s’élevait à 42,70% en 2014 et s’élève maintenant à 49,60%).
  • Les mesures permettront de réduire les coûts du vieillissement de près de 2% du PIB en 2060 (Bureau de la planification).
Près de 900 millions d’euros supplémentaires

 Dans le même temps, près de 900 millions d’euros supplémentaires ont été injectés pour améliorer le bien-être des retraités. La majeure partie de ce montant a été consacrée à la réévaluation des pensions les plus basses, et en particulier des pensions minimales.

 La pension minimale pour un seul employé ayant une carrière complète a augmenté de 122 euros par mois en quatre ans. (Dans la même période la pension mensuelle minimale pour un indépendant avec une carrière complète a augmenté de 185 euros.)

 Le Gouvernement a également décidé de rendre la pension à temps partiel possible. Cela signifie plus de choix pour les citoyens et la possibilité de travailler plus longtemps.

 La généralisation du deuxième pilier pension est un engagement fort. C’est un encouragement à la responsabilité et un moyen de rendre possible une pension solide pour les trois régimes : les employés, les travailleurs indépendants et les fonctionnaires contractuels.

 Le Gouvernement a aussi la volonté de progresser dans la réforme des métiers lourds. Une large concertation sociale est d’ailleurs en cours. Le gouvernement se rend compte qu’il s’agit d’un débat très sensible. Tout le monde se sent concerné par cette réforme. Mais ses principes sont clairs. Le Gouvernement veut un parallélisme maximal entre le secteur privé et le secteur public.

 

219.000 emplois créés et un taux de chômage aussi bas qu’en 1981

Depuis quatre ans et la mise en place du Gouvernement de Charles Michel, la dynamique est à nouveau positive. L’économie est en croissance, le taux d’emploi augmente, le chômage diminue et le budget est sur les rails de l’assainissement.

D’après l’ONEM, le taux de chômage (juillet 2018) n’a jamais été aussi bas … depuis 1981 !  Depuis 2014, le nombre de chômeurs complets indemnisés demandeurs d’emploi a en effet diminué de 106.585 unités. Ce qui constitue une baisse inédite de 23,5%.

Vu ces chiffres, en matière d’emplois, les mesures du Gouvernement fédéral ont clairement porté leur fruits. Près de 219.000 emplois nouveaux ont ainsi été créés depuis le début de la législature. C’est quasiment l’équivalent de l’ensemble des habitants d’une ville comme Charleroi… Ou d’une ville comme Gand.

La capacité d’anticipation et de transformation est le secret de la réussite. Intelligence artificielle, digitalisation, big data, robotisation, commerce électronique, … révolutionnent déjà notre manière de vivre et de travailler. Et cela va encore s’accentuer. Il est donc important de poursuivre la modernisation de l’économie  et du marché du travail. C’est dans cette logique que le travail en équipe, le travail occasionnel et le travail de nuit ont connu plusieurs réformes.
D’importants investissements dans plusieurs secteurs économiques (Audi à Bruxelles ; Volvo à Gand…) ont également été réalisés.

La Belgique a connu un assouplissement des règles pour des secteurs pourvoyeurs d’emplois comme l’HORECA  ou le commerce de détail (41.370flexi-jobs créés au deuxième trimestre 2018).

 

Croissance et compétitivité

C’est le bureau du Plan qui l’affirme :

  • le revenu disponible réel augmente et progressera encore l’année prochaine. (+ 1.3% en 2017 et + 1,8 % en 2018 et 1,9 % en 2019).
  • Le taux d’épargne des particuliers se renforce. (11,2 % en 2017, 11.9% en 2018 et 12,1 % en 2019) .
  • La croissance en Belgique sera stable alors que l’on s’attend à un ralentissement de la croissance européenne, y compris de la zone euro (1,5 % du PIB en 2018 et en 2019 pour la Belgique ; 2,1% en 2018 et 1,8% en 2019 pour la zone euro).
  • Les investissements des entreprises vont croître de 3.3% en 2018 et de 3.7% en 2019.

Par son attractivité économique, la Belgique a attiré 215 projets d’investissements étrangers, en 2017, pour un total de 5.838 emplois. Il s’agit d’un nouveau record et d’une hausse de 7,5% par rapport à 2016. (Source : Baromètre Ernst&Young de juin 2018).

 

Pouvoir d’achat

Avec le tax shift, le Gouvernement fédéral  avait promis 100 euros nets par mois supplémentaires pour les bas salaires. Aujourd’hui les faits sont là. Le Gouvernement de Charles Michel a tenu parole. Et surtout, il a fait mieux qu’annoncé.

1.5 milliard supplémentaires viendront renforcer les 6,5 milliards mobilisés depuis 2016. Dès 2019, les revenus pour les bas et les moyens salaires augmenteront à nouveau de 300 à 360 € nets par an.

Pour un ménage moyen, le gain du tax shift c’est une hausse de revenus d’environ 200 euros nets par mois, soit 2.400 euros nets par an. Soit un gain 15 à 20 fois supérieur à l’impact moyen de la hausse de la TVA sur l’électricité.

Le Gouvernement incite également les entreprises à motiver davantage leurs travailleurs grâce à un nouveau régime de participation des travailleurs aux bénéfices. Le système était rigide et trop peu utilisé. Il a été modernisé. Et de plus en plus d’entreprises l’utilisent (sur les 4 premiers mois de 2018, presque 100 entreprises l’ont utilisé, 9 fois plus que sur l’ensemble de l’année précédente).

Réforme de l’ISOC

Le Gouvernement fédéral a également mis en place plusieurs mesures pour favoriser le développement des entreprises, inciter l’innovation, encourager les investissements et ainsi renforcer l’emploi. Le handicap salarial vis-à-vis des pays voisins a d’ailleurs largement été résorbé.

  1. A titre d’exemple, la seule mesure « zéro cotisation » pour le premier emploi représente une diminution des cotisations patronales de 11.835,48 euros par an. Pas moins de 31.000 emplois ont ainsi été créés.
  2. De 33,99%, le taux d’imposition des grandes entreprises sera progressivement porté à 25% en 2020 (soit une diminution de 8,99% par rapport à 2017).
  3. Pour les PME, le taux est déjà réduit à 20% depuis le 1erjanvier 2018 (soit une diminution de 13,99%). Pour une PME moyenne présentant un bénéfice imposable de 300.000 euros, cela représente un gain de plus de 20.000€ nets par an !

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