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Des réductions de charges pour soutenir l’emploi

Par 11 avril 2016 Pas de commentaire

Dans le cadre du tax shift, de nouvelles mesures qui bénéficieront à tous les secteurs entrent en vigueur ce vendredi 1er avril. Elles portent notamment sur diverses réductions de charges.

Voici les principales nouveautés pour le secteur marchand.

Réduction des charges patronales

Vous êtes employeur? Grâce au tax-shift, vos charges patronales diminuent dès aujourd’hui et passent de 33% à 30%. A terme, en 2018, elles ne dépasseront plus 25%. Précisons que cette baisse de charges est aussi ciblée sur les secteurs à bas salaire, qui bénéficiaient déjà de charges patronales inférieures à 25%. Ainsi, pour un salaire mensuel brut de 1500 euros, les charges patronales étaient de 17,3% en 2015. Elles passent maintenant à 13% et seront de 10,9% en 2019. Pour les entreprises, il s’agit d’une réelle bouffée d’oxygène et d’une belle opportunité car la diminution des charges salariales est synonyme d’une plus grande compétitivité sur le marché international. Cette mesure contribuera à créer des emplois. En vigueur depuis janvier 2016, rappelons également que la mesure « zéro cotisation à vie » encourage les PME et les indépendants à embaucher leur premier travailleur.

Réductions des cotisations sociales

Les mesures du taxshift renforcent les réductions structurelles de cotisations sociales, en mettant notamment l’accent sur les bas salaires. Cela permet de favoriser l’emploi des travailleurs peu qualifiés et de lutter contre les pièges à l’emploi. Cette réduction structurelle des cotisations sociales constitue la base des aides fédérales à l’emploi dans le cadre de la sécurité sociale.

Simplification  Au-delà de ces réductions de charges, le tax-shift du gouvernement fédéral procède à une simplification du système de calcul des cotisations. Cette simplification est déterminante pour les investisseurs étrangers, qui ne sont pas toujours au courant des finesses de notre système belge de sécurité sociale et qui pourront ainsi voir rapidement combien ils doivent payer.

Le secteur non-marchand n’est pas en reste. Bien au contraire !

Les mesures du tax shift permettent également d’assurer la durabilité du financement du secteur non-marchand via une diminution des charges patronales et l’investissement de moyens supplémentaires pour le Maribel social .  La réduction des charges du secteur non-marchand est un investissement important pour le gouvernement car elle concerne toutes les personnes qui travaillent par exemple dans des hôpitaux, des centres culturels, des centres de rééducation, des maisons de repos, ou encore dans des ateliers protégés. Ainsi, le secteur non-marchand bénéficie d’une belle réduction de charges pour les plus bas salaires : de 23% en 2015 jusqu’à 13,75% en 2019. Dans le cadre du Maribel social, des moyens supplémentaires sont prévus pour entièrement subventionner de nouveaux emplois dans le non-marchand: les salaires et les charges sont couverts.

Ateliers protégés : presque zéro cotisation

En 2016, ¾ des cotisations patronales concernant des employés moins valides travaillant en ateliers protégés (15.170 équivalents temps plein sur un total de 20.368) s’élèveront à moins de 4%. Les employeurs paieront même zéro cotisation pour ce groupe en 2019. Les cotisations patronales pour les personnes qui encadrent les travailleurs moins valides (personnel administratif, cadres de l’entreprise, etc.), sont quant à elles mises au même niveau que les cotisations du secteur privé.

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