La députée fédérale MR Victoria Vandeberg presse le gouvernement à accélérer la reconnaissance de certains cancers comme maladies professionnelles.

« Nos pompiers prennent chaque jour des risques pour nous protéger ; il est de notre responsabilité de les protéger en retour lorsque la maladie les frappe. La science est sans équivoque à ce propos. »

En Commission de la santé de la Chambre, la députée fédérale MR Victoria Vandeberg a interrogé le ministre Frank Vandenbroucke sur la reconnaissance de certains cancers des pompiers comme maladies professionnelles.

Le constat est connu depuis des années. Les pompiers, professionnels comme volontaires, sont exposés de manière répétée à des fumées toxiques et à des substances cancérogènes, y compris après les interventions via des équipements contaminés. Les effets peuvent apparaître des décennies plus tard.

Si certains cancers figurent déjà pour certains types d’expositions (amiante, poussières de bois, etc.), il n’y a pas encore de liste claire et spécifique de cancers “présumés professionnels” pour les pompiers. « Un pompier atteint d’un cancer doit aujourd’hui introduire un dossier individuel et prouver le lien avec son métier, ce qui est juridiquement et médicalement très lourd et très difficile, » explique Victoria Vandeberg.

En 2019, déjà, un symposium national organisé par le SPF Intérieur mettait en évidence une surincidence de certains cancers chez les pompiers et appelait à adapter la législation. Depuis, les preuves se sont renforcées : en 2022, le Centre international de recherche sur le cancer (OMS) a classé le métier de pompier comme cancérogène pour l’homme.

« Les constats sont posés depuis longtemps. Des experts internationaux recommandaient déjà d’agir en 2019. Pendant ce temps, d’autres pays, comme la France, ont avancé. Nous ne pouvons plus attendre, » insiste Victoria Vandeberg.

Le ministre a confirmé que les travaux sont en cours au sein de Fedris. Sur base de la monographie 132 du CIRC, une analyse scientifique approfondie a été menée en 2025 afin d’identifier les substances cancérigènes en cause et les conditions d’exposition à risque. Les commissions médicales travaillent désormais à définir les critères belges d’exposition, préalable indispensable à une reconnaissance officielle.

Pour la députée, ces avancées doivent maintenant se traduire concrètement.

« J’entends que le travail est toujours en cours, mais aussi que le nécessaire sera fait dès qu’une proposition sera soumise. Je m’en réjouis : ces constats datent de plusieurs années, et il serait utile d’avancer maintenant rapidement », conclut Victoria Vandeberg, qui suivra le dossier de près.