Bien-êtreSanté

Santé : Donner certains de ses jours de congés à un collègue par altruisme

Par 19 novembre 2015 Pas de commentaire

Les parlementaires fédéraux MR Sybille de Coster-Bauchau, Olivier Chastel, Denis Ducarme, ont déposé une proposition de Loi. L’idée de celle-ci est donner certains de ses jours de congés extra-légaux à l’un de ses collègues par altruisme.

Beaucoup d’entre nous ont une ou des connaissance(s) dont l’un des enfants est gravement malade. Les soins nécessaires entrainent de fréquents et longs séjours à l’hôpital ainsi qu’une présence constante et réconfortante à leur côté. L’une des ressources les plus nécessaires pour les parents dont le fils ou la fille est atteint d’une maladie grave est souvent le temps. Pour y pourvoir, les parents ont d’abord recours à leurs jours de congés légaux et extra-légaux. Ensuite, ils peuvent faire appel à un important éventail d’allocations compensatoires et de nombreuses possibilités de prises de congés supplémentaires.

Une proposition pour faire mieux

Cependant, cela reste souvent insuffisant et les allocations offertes sont loin de couvrir le manque à gagner salarial. De plus, les dépenses induites par les soins donnés à l’enfant malade ont un impact certain sur les finances de la famille. Sans nous laisser indifférents, ces situations dramatiques nous rendent parfois bien impuissants. Et si, demain, il était possible de faire quelque chose ?

La proposition, inspirée d’une loi votée en France en 2014, vise à autoriser les travailleurs, au sein d’une même entreprise ou administration, à donner certains de leurs jours de congés extra-légaux à l’un de leurs collègues dont un enfant de moins de 21 ans est victime d’une maladie ou d’un accident grave. Evidemment, un encadrement est nécessaire. Il faut notamment assurer la continuité du fonctionnement de l’entreprise ou de l’administration dans laquelle le don a lieu. Ainsi, l’accord du patron devra être nécessaire. « Par ailleurs, la question de l’anonymat et du caractère volontaire de ce don a joué un rôle essentiel dans notre réflexion. Il n’est pas question que des pressions morales puissent s’exercer au sein d’une entreprise, pointant du doigt l’un ou l’autre parce qu’il n’a pas participé au don en faveur d’untel ou d’untel.

Par ailleurs, il faut également protéger la pudeur que certains donneurs voudront sans doute conserver. Il faut respecter le choix et les raisons de chacun.» précise Sybille de Coster-Bauchau, à l’origine du texte. Ainsi, l’entreprise sera responsable de préserver la discrétion sur l’identité des donneurs. Rendre la compassion très concrète et humaniser la solidarité interpersonnelle, voilà deux des objectifs de cette proposition de Loi.