Face à l’augmentation constante du nombre de personnes en incapacité de travail, le ministre wallon de l’Emploi et de la Formation Pierre-Yves Jeholet renforce les dispositifs destinés à favoriser leur retour vers l’emploi. Plus de 218.000 Wallons sont aujourd’hui reconnus en invalidité, une réalité qui représente à la fois un défi humain, social et économique.
Pour le ministre, il est essentiel de changer de logique. Plutôt que d’attendre que les personnes s’éloignent durablement du marché du travail, l’objectif est désormais d’intervenir plus tôt, de mieux coordonner les acteurs concernés et de proposer un accompagnement plus personnalisé. Cette approche repose sur une conviction simple : de nombreuses personnes conservent des capacités et des compétences qui peuvent être valorisées dans un parcours adapté.
Le Forem jouera un rôle central dans cette stratégie, en collaboration avec les opérateurs spécialisés présents sur le terrain. Les parcours proposés combineront accompagnement, formation et réintégration progressive en fonction de la situation de chacun. L’ambition est d’atteindre progressivement jusqu’à 12.000 nouveaux trajets d’accompagnement par an d’ici 2029.
Pour Pierre-Yves Jeholet, le travail constitue souvent un facteur d’intégration, d’autonomie et de reconstruction. « On ne peut pas accepter que des milliers de personnes restent durablement à l’écart de l’emploi alors qu’un potentiel existe. Notre responsabilité, c’est d’agir plus tôt, de mieux coordonner nos actions et de proposer des solutions concrètes pour remettre ces personnes sur le chemin du travail », souligne-t-il.
Cette réforme s’inscrit dans la volonté du Gouvernement wallon de favoriser l’emploi, de répondre aux pénuries de main-d’œuvre et de permettre à chacun de retrouver une place active dans la société lorsque sa situation le permet.



