La semaine passée, le Ministre fédéral de l’Energie Mathieu Bihet a porté le nouveau cap nucléaire de la Belgique à Vienne et à Paris. Deux déplacements, un même objectif : défendre notre expertise, renforcer nos coopérations et préparer le développement du nucléaire belge pour les prochaines décennies.

À Vienne, lors de la 70e Conférence générale de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), la Belgique a rappelé qu’elle dispose d’un savoir-faire nucléaire qui dépasse largement la production d’électricité.

Recherche, industrie, médecine nucléaire, production de radio-isotopes : notre pays dispose d’une expertise reconnue au niveau international. Le Ministre a notamment participé à l’inauguration du stand belge aux côtés d’acteurs de notre filière et échangé avec plusieurs partenaires internationaux sur les coopérations possibles. Il a également porté la voix de la Belgique lors de la déclaration nationale et rencontré le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi.

Cette expertise, nous devons la préserver et la développer.

Quelques jours plus tard, à Paris, Mathieu Bihet a participé à la conférence ministérielle de l’Agence pour l’énergie nucléaire de l’OCDE consacrée au développement du nouveau nucléaire.

Le constat partagé par de nombreux pays est simple : les besoins en électricité vont continuer à augmenter, sous l’effet de l’électrification, de la croissance industrielle, du numérique et de l’intelligence artificielle. Pour y répondre, nous avons besoin de capacités de production fiables, compétitives et bas-carbone.

La Belgique a fait le choix de prendre part à cette nouvelle dynamique.

Après plus de vingt ans consacrés à organiser la sortie du nucléaire, nous avons changé de cap. La prolongation de Doel 4 et Tihange 3, la suppression du calendrier de sortie du nucléaire et la possibilité de construire de nouvelles centrales ont posé les premières bases de cette nouvelle politique.

La prochaine étape est désormais de reconstruire les fondations d’un programme nucléaire belge de long terme : les compétences, la formation, l’industrie, la recherche, les investissements et les coopérations internationales.

C’est aussi le sens du projet Aurora, qui vise à renforcer le contrôle des intérêts nucléaires stratégiques de la Belgique.

Le nucléaire n’est donc pas un retour vers le passé. C’est un investissement dans notre avenir énergétique, industriel et technologique.

Pour le MR, cette transition énergétique doit nous permettre de produire davantage d’électricité bas-carbone, de renforcer notre sécurité d’approvisionnement, de soutenir notre industrie et de préserver notre compétitivité.

La Belgique dispose des compétences pour jouer un rôle dans cette nouvelle dynamique. Nous devons maintenant les mobiliser pour préparer les décennies à venir.