
Cette semaine, c’est à Martelange, commune frontalière au cœur de l’Ardenne belge, que le MR fait halte. Son bourgmestre, Thierry Kenler (UC – MR), nouveau visage à la tête de la commune, s’appuie sur une solide légitimité électorale et une connaissance fine du terrain pour mettre en avant des priorités claires : sécurité, soutien au commerce local, aménagement du territoire et qualité de vie pour les habitants.
Thierry, Martelange est une commune marquée par un ancrage local très fort et par une histoire politique largement incarnée pendant plusieurs décennies par ton prédécesseur. Tu as choisi de t’y engager au sein de l’Union Communale et tu assumes désormais la responsabilité de bourgmestre, avec la volonté d’apporter un nouveau souffle tout en t’inscrivant dans une certaine continuité. Peux-tu revenir sur ton parcours personnel et professionnel, sur ton engagement au sein de la famille libérale, et nous expliquer ce qui t’a conduit à accepter de reprendre le flambeau à la tête de la commune ?
Effectivement, Martelange est une commune qui s’est très fort transformée ces 20 dernières années. J’ai été, en fait, directeur général de la commune de Martelange depuis 1994 et donc j’ai appris à connaitre cette magnifique commune du point de vue administratif. J’ai appris à connaitre ses habitants, son histoire ardoisière, sa proximité avec le Luxembourg. En 2019, j’ai décidé de franchir le pas et de m’impliquer dans la vie politique de la commune, ce qui a très bien fonctionné vu que je suis devenu échevin directement. Je suis un homme de terrain, un homme d’action, j’aime que les choses avancent. Nous avons, avec le Collège en place, rajeuni Martelange. Nous avons transformé le fond de vallée pour en faire un cœur de village vivant où l’on retrouve tous les services. C’est ainsi qu’on peut trouver la maison communale, le hall sportif (un des plus beaux de la Région d’ailleurs), la maison médicale, une crèche, une maison de village, des équipements sportifs extérieurs, … nous avons voulu redonner ses lettres de noblesse à Martelange. C’est donc naturellement que lors des dernières élections, je me suis présenté en tant que candidat Bourgmestre. Je suis quelqu’un qui aime les valeurs, qui a le sens du travail, qui aime rendre service aux gens et qui souhaite aider à développer le commerce et l’entreprenariat.
Martelange, commune frontalière, vit au rythme de la N4, de ses commerces, de ses flux transfrontaliers avec le Grand-Duché et d’un tissu associatif qui joue un rôle essentiel dans le quotidien des habitants. Les enjeux de sécurité routière, de soutien au commerce local, de gestion de l’aménagement du territoire, mais aussi de maintien de services de proximité et d’accès aux infrastructures publiques, sont particulièrement présents. Pourrais-tu nous présenter les priorités de cette nouvelle mandature, les principaux dossiers en cours, et la manière dont tu entends, avec ton équipe, répondre à ces défis tout en préparant l’avenir de Martelange ?
Il est vrai que Martelange est principalement connu pour ses pompes à essence … qui ne sont pas du côté belge évidemment …. Mais c’est la première image que l’on a quand on rentre dans Martelange. Nous sommes plus que voisins avec le Luxembourg, nos vies, nos activités, nos commerces sont dépendants l’un de l’autre. C’est la Nationale 4 qui fait office de frontière entre les deux pays. Cette image, comme je le disais, est la première image de Martelange et elle n’est pas toujours des plus sympathiques car les passants se disent que ce n’est pas très esthétique toutes ces stations essence. C’est un premier défi que nous avons, c’est d’embellir cet axe. Les privés, ces dernières années, font vraiment de beaux efforts pour améliorer leurs maisons et nous devons continuer de la sorte en améliorant le cadre de vie. Nous allons notamment développer deux nouveaux quartiers le long de cet axe routier important. Nous allons créer des espaces publics verdurés, des espaces de commerces, des placettes, des points de détente et du logement bien sûr. Ces deux quartiers vont permettre de redynamiser tout cet espace et redonner une image plus belle de la traversée de Martelange.
L’urbanisation de nos communes est devenue fondamentale à l’heure actuelle. Nous nous devons de réfléchir correctement à comment organiser nos centres de vie. Nous avons le devoir de réfléchir à l’avenir pour trouver des solutions plus durables et plus écologiques que ce que nous avons fait auparavant. C’est pourquoi, par exemple, nous travaillons avec un privé pour développer un réseau de chaleur qui se servirait de l’eau souterraine des anciennes ardoisières pour chauffer des logements, entreprises ou autres. C’est un défi que nous devons relever pour nos enfants.
Autre élément essentiel, c’est le partenariat avec les communes voisines et, en ce qui nous concerne, notamment avec la commune voisine luxembourgeoise de Rambrouch. Ensemble, nous travaillons prioritairement à une reconnaissance d’un site exceptionnel des ardoisières en site reconnu par l’unesco. Une visite souterraine des galeries est déjà possible et c’est fabuleux. Avec mon équipe, nous nous sommes engagés à conduire ce dossier à bien avec nos partenaires luxembourgeois pour le développement touristique mais aussi économique de notre commune et de notre Région.
Martelange est aussi un lieu de vie agréable avec un cadre naturel ardennais, une identité de village frontalier et des événements locaux qui contribuent à son rayonnement au-delà de ses frontières. N’oublions pas que Martelange fut un des hauts lieux de l’industrie de l’ardoise. Cette singularité, entre ruralité, dynamisme commercial et influence grand-ducale, attire de nouvelles familles tout en restant fidèle à ses racines. Comment la commune parvient-elle, selon toi, à concilier cette proximité humaine avec l’ambition de se développer économiquement, d’attirer de nouveaux projets et de renforcer encore son rôle dans le sud de la province de Luxembourg ?
Martelange est une commune tournée autour de l’ardoise, c’est indéniable. Nous avons d’ailleurs mis en avant ce passé par diverses œuvres d’art, nous utilisons les copeaux de schiste pour mettre aux pieds de nos arbres, nous fabriquons encore des murs en pierres sèches, des murs en schiste, ….. Nous voulons évidemment conserver ce patrimoine et le mettre en avant. Il ne faut jamais oublier son histoire et d’où on vient, c’est capital pour se sentir bien et pouvoir avancer dans le bien de tous.
Il est vrai que nous devons jouer entre le maintien de ce patrimoine et le développement de la commune mais cela se passe vraiment bien et les gens se sentent bien quand ils s’installent à Martelange. Nous avons développé les infrastructures publiques pour attirer toujours plus de monde car, effectivement, une fois que l’on quitte la N4, les paysages s’ouvrent et on peut voir de magnifiques points de vue, Martelange est une commune verte. Nous avons l’immense chance et honneur d’avoir le siège de la maison du parc naturel de la forêt d’Anlier et de la Haute Sûre. De là partent d’innombrables promenades, circuits VTT.
Le territoire communal est constitué pour deux tiers de forêt et pas n’importe laquelle vu que c’est la forêt d’Anlier, une des plus belles en Région Wallonne. Nous voulons développer le tourisme de façon importante car de nombreux hébergements, des campings et village de vacances se développent. Nous avons d’ailleurs l’augmentation la plus élevée en Province du Luxembourg au niveau fréquentation de touristes. Nous allons développer une piste cyclable au travers cette magnifique forêt pour rejoindre un endroit que nous venons d’acquérir et qui s’appelle « La Folie » et dans lequel nous allons développer du commerce, un endroit dédié à la nature, aux légendes locales, … et la commune voisine d’Attert.
Nous voulons que Martelange devienne ce point attractif pour les citoyens, les touristes et les entreprises entre deux grands pôles que sont Arlon et Bastogne.



