Les États généraux de la protection des cultures franchissent une première étape importante. Après plusieurs mois de travail avec les acteurs du secteur agricole, une première base d’alternatives par filière a été présentée.

Réduire l’usage des pesticides ne se décrète pas. Cela se construit avec des solutions concrètes, crédibles et applicables dans les fermes.

C’est tout l’objectif des États généraux de la protection des cultures, portés par la Ministre wallonne de l’Agriculture, Anne-Catherine Dalcq, et confiés au Centre wallon de Recherches agronomiques.

Ce vendredi 22 mai, les États généraux de la protection des cultures ont franchi une étape importante avec une première séance de restitution.

Depuis plusieurs mois, agriculteurs, chercheurs, centres pilotes, représentants des filières et acteurs de l’environnement travaillent ensemble autour d’un même objectif : réduire l’usage des pesticides en développant des solutions concrètes, crédibles et applicables sur le terrain.

La méthode retenue est nouvelle en Wallonie. Elle repose sur un travail par filière, afin de partir des réalités agricoles et des besoins propres à chaque culture.

Un premier résultat a été présenté : un vade-mecum de près de 70 pages, qui rassemble les alternatives déjà identifiées, les besoins de recherche encore non couverts et les premières pistes d’accompagnement.

Cette restitution ne marque pas la fin du travail. La prochaine étape portera sur l’analyse économique des alternatives. Sur cette base, et à partir de l’état des lieux réalisé, la recherche sera renforcée, tout comme la formation des agriculteurs.

Un plan d’accompagnement sera ensuite construit pour soutenir concrètement les agriculteurs dans cette transition.

L’ambition reste claire : avancer vers moins de pesticides, avec plus d’alternatives, plus d’accompagnement et plus de solutions pour les agriculteurs wallons.