Plan émancipation

Un an après BLM, nous déposons un projet constructif. Ces discriminations sont d’origine multiples et sont de causes multiples : origine ethnique, socio-économique ou encore le genre.  

Nous croyons d’abord à un Etat NEUTRE, outil indispensable pour mettre en œuvre des politiques qui respectent chacun, qui suscitent l’adhésion de chacun et qui conditionne la coexistence des libertés de chacun dans ses croyances et convictions.

En tant que libéraux, nous croyons au mérite, à la mobilité sociale et nous sommes de partisans viscéraux de l’égalité des possibles et de l’accès équitable de chacun au monde du travail.

Nous constatons qu’il existe des fractures et des injustices. Comment cela est-il possible ?

Pour nous, le problème tient principalement au fait que les politiques menées dans des grandes villes comme Bruxelles ces 15 dernières années échouent à valoriser le potentiel de capital humain des grandes villes (enseignement inégalitaire, décrochage scolaire, formation professionnelle pléthorique et inefficace, etc.).

Personne ne nie la réalité de la discrimination (rapport UNIA, rapport Banque Nationale). Il y a du racisme, souvent inconscient. Il y a des préjugés, etc. contre lesquels il faut lutter. Mais, le problème principal, c’est qu’un très grand nombre de demandeurs d’emplois n’ont pas été bien préparés au monde du travail. Un grand nombre de demandeurs d’emplois n’ont :

  • pas les diplômes. Pas assez qualifié
  • pas les codes : maîtrise de la langue, comportements non verbaux, valeurs, etc.
  • pas la culture économique. Ignorance du milieu socio-économique et des potentialités de carrière.
  • pas le capital social : réseaux d’amis, liens familiaux, contacts préalables noués à l’occasion de stages, de visites d’entreprise, de formations sur le terrain, etc.

Cette situation, imputable principalement aux politiques publiques qui ont échoué dans les grandes villes ces 15 dernières années, est profondément injuste. Il faut y remédier par des mesures.

Le monde économique n’est pas une grande communauté dont les minorités seraient exclues. C’est plutôt un ensemble très diversifié de groupes humains et de milieux professionnels qui ont chacun des codes, une culture et une logique propre.

Maîtriser ces codes, posséder les qualifications et acquérir un capital social est prioritaire.

      Nous avons mené, un an durant, une réflexion avec des experts et des membres de la société civile.

 

Pour lire l’article de L’Echo présentant les mesures : Discrimination à l’embauche: le MR pour des primes aux entreprises exemplaires | L’Echo (lecho.be)

 

Voici notre plan émancipation – lutte contre les discriminations:

Facteurs explicatifs du faible taux de travail des immigrés (selon la bnb -novembre 2020) Propositions du

mouvement Reformateur

Faible niveau d’éducation Obligation scolaire dès l’âge de 3 ans. 

 

Créer de vraies « écoles de soutien au devoir » : 25% des élèves défavorisés contactés par TADA ne disposent pas d’endroit calme et silencieux pour étudier sereinement. Il faut, là où ce n’est pas (ou pas encore assez) le cas, confier les locaux de l’école aux associations après (ou même avant) 18 heures. (FWB)

 

Créer une plateforme FWB qui met en contact les élèves et les particuliers bénévoles de tout âge (sélectionnés et évalués en permanence par un système de notations) qui désirent aider les jeunes dans leur scolarité.

 

Compléter les outils d’école digitale en ligne (Happi, etc.) par une plateforme FWB qui met – visiblement et gratuitement – à disposition de tout un chacun – et avec un accès totalement libre, sans démarches d’inscriptions, contraintes administratives, agrément pas l’école, etc. – l’intégralité de la matière des 12 années scolaires sous forme de capsules vidéo en ligne de toute première qualité et actualisée en permanence (via un appel à projets organisé auprès des 100.000 enseignants de la FWB). Dans un second temps, d’autres jeux de capsules pourront également ajoutées par des enseignants utilisant d’autres méthodes.

 

Réforme d’Actiris et de Bruxelles Formation et des écoles de formations existantes (et autres organismes régionaux similaires en Wallonie) de manière progressive, pour préparer la mise en place d’un chèque-formation (RB), conditionner les subsides octroyés aux écoles de formation :

  1. Aux résultats effectifs (mesurés en fonction du taux de retour à l’emploi après la formation).
  2. A un cahier des charges reprenant, notamment, des méthodes qui – indépendamment du contenu de la formation – fonctionnent pour (re)créer l’enthousiasme, comme chez Molengeek et Be.cod
  3. A l’utilité de la formation au vu de l’offre d’emploi actuelle et celle prévisible à moyen terme

 

Instaurer le « pass-formation-jeunesse » : tout jeune reçoit un chèque de formation qu’il peut aller utiliser dans l’école de formation professionnelle de son choix. A terme, cela doit devenir l’unique source de financement public des écoles de formations professionnelles, ce qui conduira certaines à s’éteindre et d’autres à généraliser leurs bonnes pratiques. In fine, ce « pass-formation » pourrait s’étendre à tous les demandeurs d’emploi qui passent par la case formation.

Acquisition de la nationalité Parcours d’intégration obligatoire avec apprentissage de la langue

 

Mentorat de 20 heures pour les primo-arrivants

Reconnaissance des diplômes et des compétences Simplifier et faciliter la procédure de reconnaissance des diplômes et des compétences (en vertu des prescriptions du processus de Bologne)
Faible capital humain et faible capital social Financer les programmes de formation émancipatrice (Molengeek, BeCentral, etc.), d’enpowerment et d’apprentissage citoyen (TADA) et, sur base d’un cahier des charges, créer des franchises pour généraliser ces modèles dans tous les quartiers difficiles

 

Sortir régulièrement enfants & adolescents de leurs quartiers : créer des partenariats une plateforme proposant des activités diverses et bénévoles (stages, visites d’institutions et d’entreprises, échanges, etc.) pour permettre à chaque jeune de se créer un « capital social », familiariser aux codes du travail, développer la culture économique et favoriser l’entreprenariat. (FWB & RB).

 

Modifier tout ce qui, dans le décret inscription, rend le jeune prisonnier d’une logique territoriale et favorise paradoxalement les écoles-ghettos.

 

Créer une application GSM extrêmement précise et documentée pour aider le futur étudiant à choisir la discipline, la faculté ou la formation qu’il veut suivre en l’informant sur les débouchés, le taux d’employabilité et même le salaire qu’il peut escompter (réalisé grâce à la collaboration de la FWB, la Banque Nationale, le Bureau du Plan, Statbel, etc.). Organiser une campagne influenceurs pour populariser l’application (FWB).

 

Financer plus largement les programmes de mentorat pour demandeurs d’emploi (de type Duo for a job) (Fédéral).

 

Discrimination Lutter efficacement contre la discrimination à l’embauche (Fédéral) :

  1. Mener des politiques de testing « mystery shopping » pour réprimer plus efficacement la discrimination à l’embauche (tout en s’assurant de ne pas créer de charges administratives supplémentaires pour les entreprises)
  2. Octroyer des primes aux entreprises embauchant sur base de CV anonymes et/ou qui privilégient la diversité (et qui ont un label en attestant) dans les embauches effectives à tous les échelons décisionnels (y compris via les chasseurs de tête)
  3. Logiciels d’embauche via intelligence artificielle (appliqué chez Unilever) : on remplace, à l’entrée, les filtres qui tiennent aux préjugés par des filtres qui sont liés aux compétences objectivables pour une décision qui au final, est prise par le recruteur.

 

 

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