Mobilité

SNCB : Pour Olivier Chastel, les accords doivent être respectés

Par 26 mai 2016 Pas de commentaire

Le président du MR Olivier Chastel choqué par la grève en cours à la SNCB.

« Cette grève sauvage empêche les étudiants de rejoindre leurs écoles en pleine période d’examens. Elle empêche les navetteurs de se rendre au travail. Et elle nuit à nouveau à l’image de notre pays, et singulièrement à sa partie francophone. Les syndicats, débordés par leur base, piétinent le protocole d’accord de 2009 qui prévoit des délais avant d’annoncer des actions. Les syndicats doivent reprendre le contrôles de leurs troupes ».

La SNCB doit améliorer sa productivité

Pour Olivier Chastel, les cheminots ne doivent pas espérer la compréhension des usagers de la SNCB. “Les raisons de cette grève sont injustifiables”. “Pour résister à la concurrence des autres opérateurs ferroviaires, la SNCB doit améliorer sa productivité. Les négociations menées entre direction et syndicats visent à atteindre ces objectifs”.

Il est notamment prévu que les travailleurs  prestant 38 heures par semaine, au lieu des 36 prévues, accumulent ces heures supplémentaires et les récupèrent sous forme de jours de crédit. Mais si un travailleur prend une semaine de congé, il bénéficie quand même de ces 2 heures de crédit bien qu’il n’ait pas travaillé durant cette semaine. « Cette anomalie devait bien sûr être corrigée », explique le président du MR. « Le nouveau système prévoit que, pour des semaines non prestées, ces heures ne pourront logiquement pas être accumulées. En aucun cas il ne s’agit d’une réduction du nombre de jours de congé comme l’affirment les syndicats ! ».

La base dénonce un accord approuvé il y a plusieurs mois. « Les navetteurs doivent connaitre la véritable raison de cette grève sauvage. Les syndicats ne peuvent pas d’une part réclamer le respect de la concertation sociale et d’autre part dénoncer ensuite par des grèves les accords conclus dans le cadre de cette concertation », conclut Olivier Chastel.