Cette année, la Journée Internationale de l’éducation a pour thème “Relancer et redynamiser l’éducation pour la génération COVID-19”. Le MR n’a pas attendu la crise sanitaire pour faire de l’enseignement une priorité.

Notre système scolaire n’a pas échappé au grand chamboulement engendré par la pandémie de Covid-19. Directions et enseignants ont dû revoir leurs organisations, méthodes, outils de travail et contenus. Ils ont dû s’adapter et innover dans des conditions exceptionnelles.  Quant aux élèves, il leur faut une bonne dose de motivation pour s’accrocher. Pour le MR, il faut saluer tous les acteurs du monde de l’enseignement pour leur capacité d’adaptation et leur volonté de préserver au mieux les apprentissages.

Au MR, nous sommes tous conscients que ce mode de fonctionnement ne pourra bien sûr pas perdurer. Mais pourquoi pas en garder le meilleur ?

Le premier objectif de notre enseignement est bien sûr très concret. Chaque élève doit pouvoir lire, écrite et compter, dès la 3e primaire. C’est la base. Mais aujourd’hui, nombreux sont ceux qui n’y arrivent pas et que l’on laisse dans un système scolaire où ils passent d’année en année sans que l’on remédie à leurs lacunes, qui de facto s’accumulent, sans être encadré spécifiquement. Le MR est ainsi favorable à la mise en place d’un mécanisme d’accompagnement spécifique pour les élèves qui décrochent et ne parviennent pas à acquérir les savoirs essentiels qui constituent les fondations d’une vie autonomie et libre.

Pour Georges-Louis Bouchez, « des citoyens éduqués, critiques, autonomes, c’est ce dont notre pays a besoin tant les défis sont immenses. Il y a le défi environnemental mais aussi le défi technologique. En tant que libéraux, nous croyons en la recherche, en la connaissance et en la croissance. La croissance économique bien sûr, mais aussi celle de l’intelligence ». La crise sanitaire a démontré que les nouvelles technologies n’étaient pas un danger, mais une opportunité. Sans ces technologies, comment aurions-nous pu organiser des cours à distance ? Comment les élèves et étudiants auraient-ils pu travailler ensemble sans se trouver physiquement dans la même pièce ? Le covid-19 aura obligé étudiants et enseignants à se familiariser avec les opportunités pédagogiques offertes par ces outils. La pandémie aura aussi démontré que tout le monde n’a pas un accès égal à ces technologies et qu’il importe de veiller à outiller nos écoles et nos élèves de la façon la plus efficace. Par ailleurs, dans un contexte où l’information est partout, sans mise en perspective, l’école doit aussi aiguiser le sens critique de nos enfants et adolescents, leur apprendre à décoder le monde qui les entoure. Les « soft skills », les compétences comportementales, le « savoir-être » deviennent incontournables. C’est en acquérant l’ensemble de ces compétences que nos jeunes deviendront des citoyens responsables, qu’ils développeront leur esprit d’entreprendre et seront pleinement engagés dans leur vie personnelle et professionnelle.

Dans le cadre de sa réflexion préliminaire au bicentenaire de la Belgique en 2030 (www.2030belgium.be), le MR poursuivra sa réflexion pour faire en sorte que chaque étudiante et chaque étudiant, quels que soient son origine socio-culturelle, ses capacités personnelles ou ses besoins spécifiques, s’épanouisse, se dépasse et prenne sa place dans la société.