Le signal d’alarme du procureur de Bruxelles est clair : le système est saturé. Et pendant ce temps, les victimes attendent des réponses. Le MR se saisit de la problématique.
Mardi dernier 14 avril, la députée Clémentine Barzin a proposé en commission Aide à la jeunesse que le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles auditionne le Procureur du Roi Julien Moinil. « Il a déjà été reçu à la Chambre et au Parlement bruxellois dans le contexte du narcotraffic et des fusillades qui secouent chaque semaine la capitale. Vu les compétences de la Fédération Wallonie-Bruxelles en matière d’aide à la jeunesse, de prise en charge des jeunes délinquants et le nouveau cri d’alerte qu’il pousse dans les médias ce jour, il nous semble logique et même urgent vu l’état de la situation que les parlementaires francophones l’entendent également », plaide-t-elle.
Le parquet de Bruxelles vient en effet à nouveau de tirer la sonnette d’alarme, après que dix jeunes interpellés pour vols avec violence et trafic de stupéfiants ont dû être remis en liberté faute de place en IPPJ.
La députée Valérie Bluge renchérit : « Le gouvernement MR-LE a libéré 19 millions d’euros depuis le début de la législature pour l’aide à la jeunesse et un budget global qui atteint cette année plus de 470 millions d’euros. Mais concrètement, aucune place supplémentaire en milieu fermé n’a été créée ni à Bruxelles ni en Wallonie et la Ministre n’annonce rien avant plusieurs mois, voire l’an prochain. En attendant, qu’est-ce qu’on fait de ces jeunes avec un triste palmarès et dont le sentiment d’impunité augmente ? Quel message est porté aux victimes qui attendent des mesures fermes ? Il faut travailler à des solutions alternatives comme par exemple des peines éducatives sous dispositif électronique. Face à cette délinquance des mineurs : la police, la justice des mineurs font leur travail mais l’exécution des peines par la FWB ne se fait pas et c’est de pire en pire, les délais de placement augmentent encore. Le parlement doit prendre ses responsabilités pour protéger la société et remettre ces jeunes sur le bon chemin. »
Le député Nicolas Tzanetatos rappelle pour sa part qu’ « en 2018, le Ministre socialiste Rachid Madrane a fait adopter un nouveau cadre législatif en la matière qui élargissait notamment les mesures au plus de 18 ans mais, ces dernières années, on observe plutôt une criminalité de plus en plus précoce et qui évolue dans ses formes. Il faut donc revoir les dispositifs et adapter les réponses, notamment le dessaisissement et l’usage de bracelets électroniques. C’est ce qui nous revient du terrain. »
« C’est le sens du travail que nous menons et mènerons dans les prochains mois » confirme la cheffe de groupe Diana Nikolic qui annonce que le groupe MR lance une série de rencontres et visites de terrain avec ses députés de référence sur le sujet : Clémentine Barzin (Bruxelles), Valérie Bluge (Liège), Nicolas Tzanetatos (Charleroi). Ces travaux se clôtureront par une journée d’échanges sur le sujet début 2027.
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