Invitée cette semaine sur Bel RTL, la Ministre des Indépendants et des PME Eléonore Simonet a réaffirmé la nécessité d’assainir les finances publiques, tout en s’opposant à toute hausse de la fiscalité.

Réagissant à un sondage indiquant que 68 % des Belges sont favorables à une réduction des dépenses publiques, la Ministre a estimé que ce résultat confirmait la nécessité d’engager des réformes structurelles. « Pour assainir les finances, soit on augmente les taxes, soit on réduit les dépenses publiques. La Belgique étant déjà le pays de l’OCDE qui taxe le plus les revenus du travail, notre choix est clair : non aux nouvelles taxes et oui à une meilleure maîtrise des dépenses », a-t-elle déclaré.

Selon elle, plusieurs réformes longtemps reportées doivent désormais être mises en œuvre. Elle a notamment cité la réforme des pensions, dont les dépenses atteignent aujourd’hui 72 milliards € et ont augmenté de 38 % depuis 2018, ainsi que la réforme du chômage et celle des malades de longue durée.

Concernant l’administration fédérale, la Ministre a plaidé pour une réorganisation visant à renforcer les synergies entre services, à intégrer certaines structures et à recentrer l’action publique sur ses missions essentielles.
Elle a également rappelé l’importance de lutter contre certains abus afin de garantir la pérennité du système social.

À ce titre, elle a pointé la situation des malades de longue durée, évoquant les chiffres de l’Inami selon lesquels près d’un quart des bénéficiaires seraient aptes à reprendre une activité professionnelle. Elle a également plaidé pour une réforme du statut BIM, dont bénéficient aujourd’hui environ 2,4 millions de personnes. « Ce statut doit être recentré sur ceux qui en ont réellement besoin », a-t-elle estimé, dénonçant des mécanismes d’octroi qu’elle juge parfois trop automatiques.

Enfin, la ministre a dressé un constat préoccupant de l’état des finances publiques belges. Avec un déficit budgétaire de 5,2 % et une charge de la dette qui atteint 12,3 milliards € en 2026, elle estime que le pays ne peut plus se permettre de reporter les réformes. « Si nous ne réformons pas aujourd’hui, nous allons droit dans le mur », a-t-elle conclu.

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