Le comité de restauration des Hautes Fagnes a présenté ce jeudi au Gouvernement wallon sa proposition pour organiser la restauration du site après l’incendie du mois d’août. Élaboré conjointement par le Secrétariat général du SPW et le SPW Agriculture, Ressources naturelles et Environnement (ARNE), ce travail dresse un premier état des lieux des dégâts et définit les chantiers à mener dans les prochaines années.

À la fin du mois d’août, le Gouvernement avait demandé au comité de dresser un premier bilan et d’identifier les travaux à mener ainsi que les acteurs à mobiliser. Le document présenté aujourd’hui constitue cette première feuille de route. Parallèlement à la gestion de l’incendie, il s’agit désormais de préparer la restauration des Hautes Fagnes dans la durée.

L’incendie a touché environ 3 400 hectares, dont 2 200 hectares dans la réserve naturelle et 1 200 hectares en zone forestière. Les premières observations montrent que les dégâts varient fortement d’un endroit à l’autre. Certaines zones pourraient se régénérer naturellement ; dans d’autres, notamment des landes et des tourbières, le feu a profondément atteint les sols et la végétation.

Le diagnostic doit encore être complété, car toutes les zones ne sont pas accessibles aux experts. Il faudra cartographier plus précisément les dommages et mesurer leurs conséquences sur les espèces, les sols et l’eau. Ces résultats permettront de déterminer les interventions prioritaires et de préparer un plan de restauration sur plusieurs années.

La proposition prévoit également de renforcer le suivi de l’eau et la prévention des incendies, ainsi que d’organiser la réouverture progressive du site en conciliant l’accueil du public, la sécurité et la protection des milieux les plus fragiles. Les scientifiques, les communes, les gestionnaires du site et les acteurs locaux seront associés à ce travail.

L’objectif est de lancer au plus tôt les actions qui peuvent l’être, sans attendre la fin du diagnostic. Le calendrier détaillé et les moyens nécessaires seront précisés à mesure que les évaluations avanceront. La restauration de certains milieux pourrait, elle, prendre plusieurs décennies.

« Les Hautes Fagnes ne se restaureront pas en quelques mois. Nous devons agir là où c’est déjà possible et nous appuyer sur les scientifiques et les acteurs de terrain pour prendre les bonnes décisions, au bon endroit, dans la durée », souligne le Ministre-Président Adrien Dolimont.