Georges-Louis Bouchez défend un modèle plus durable pour le Grand Prix de Spa-Francorchamps, en misant sur une réduction progressive des investissements publics et un recours accru aux capitaux privés. Dans une interview accordée à La Libre Belgique, il détaille sa vision pour l’avenir de cet événement emblématique.

Le Grand Prix de Formule 1 de Spa-Francorchamps reste un événement emblématique pour la Wallonie et pour l’ensemble du pays. Véritable vitrine internationale, il génère des retombées économiques importantes, tant pour les communes locales que pour l’attractivité globale du circuit tout au long de l’année.

Présent sur place, Georges-Louis Bouchez, également vice-président de Spa Grand Prix, a rappelé l’importance stratégique de cet événement, tout en défendant une évolution nécessaire de son modèle de financement.

« Le produit est magnifique, mais le modèle doit évoluer », souligne-t-il. Aujourd’hui, le Grand Prix génère entre 20 et 25 millions d’euros de recettes et contribue fortement à l’économie locale, notamment via les taxes perçues par les communes de Stavelot et Malmedy.

Dans ce contexte, la volonté du gouvernement wallon est claire : réduire progressivement l’intervention publique. « Notre objectif est d’éteindre à terme les investissements publics liés au circuit », explique Georges-Louis Bouchez. Une orientation qui s’inscrit dans une vision libérale de gestion, visant à renforcer l’autonomie financière du projet.

Cette transition passe notamment par une augmentation des capitaux privés et par le développement de nouvelles sources de revenus. Plusieurs pistes sont à l’étude, comme la création d’activités annexes ou d’événements complémentaires permettant de renforcer l’attractivité du site.

Au-delà de son impact économique, le Grand Prix joue également un rôle clé en termes d’image pour la Belgique. Avec Tomorrowland, il s’agit de l’un des rares événements à rayonnement mondial organisés sur notre territoire.

Dans un calendrier de plus en plus concurrentiel, Spa-Francorchamps devra continuer à se démarquer pour conserver sa place durablement. L’objectif est clair : garantir l’ancrage du Grand Prix en Belgique sur le long terme, idéalement sur une base annuelle.

Enfin, face aux critiques environnementales, Georges-Louis Bouchez rappelle que la Formule 1 s’inscrit dans une dynamique de transition, avec des objectifs de neutralité carbone à l’horizon 2030, et que son impact doit être analysé de manière globale et comparative.

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