Le gouvernement fédéral accélère le développement de l’énergie éolienne offshore en mer du Nord. La priorité immédiate est la relance de l’appel d’offres pour la première parcelle offshore de la zone Princesse Elisabeth (PEZ 1), tandis que la préparation de la phase suivante, PEZ 2, se poursuit en parallèle.
Pour le Ministre fédéral de l’Energie, Mathieu Bihet, l’énergie éolienne offshore est un pilier stratégique de la politique énergétique belge, aux côtés du nucléaire et des infrastructures réseau.
« Si nous voulons renforcer notre sécurité énergétique et protéger notre économie contre les chocs extérieurs, nous devons continuer à investir dans une production locale d’énergie. La mer du Nord constitue à cet égard l’un des plus grands atouts stratégiques de notre pays », déclare Mathieu Bihet.
PEZ 1 : dernière ligne droite vers un nouvel appel d’offres
Le gouvernement fédéral poursuit activement les travaux en vue de la relance de l’appel d’offres pour la première parcelle offshore de la zone Princesse Elisabeth.
Le 2 avril, le gouvernement a reçu la proposition de la CREG relative au projet d’arrêté royal (AR Tender). Cette proposition est actuellement intégrée dans le projet de texte par la DG Energie.
Les prochaines étapes sont les suivantes :
- Ce 20 avril, un avis a été demandé à la CREG sur le projet d’AR modificatif de l’AR Tender ;
- Le même jour a débuté la consultation du secteur ;
- Le dossier peut être finalisé et soumis au Conseil des ministres pour approbation définitive.
Pour rappel, l’ambition du Ministre Bihet est de remettre l’appel d’offres pour PEZ 1 sur le marché dans un cadre stable, juridiquement robuste et favorable à l’investissement.
Le cadre renouvelé de l’appel d’offres prévoit notamment :
- Une extension du délai de construction de 4 à 5 ans ;
- Des conditions objectives et transparentes pour tous les candidats ;
- Un cadre réglementaire renforcé clarifiant les risques ;
- L’application des règles européennes en matière d’aides d’État, avec une attention particulière à la durabilité et à la résilience ;
- Un mécanisme de soutien via un two-sided CfD ;
- Une simplification des obligations administratives ;
- Une flexibilité en matière de participation citoyenne.
L’objectif est de garantir une concurrence maximale et une sécurité juridique pour les investisseurs, ainsi qu’une maîtrise des coûts pour la collectivité.
PEZ 2 : préparation de la phase suivante
Parallèlement, la préparation de PEZ 2 se poursuit afin de pouvoir avancer rapidement vers un nouvel appel d’offres après l’attribution de PEZ 1.
Les études relatives à la sécurité maritime dans la zone Princesse Elisabeth sont actuellement menées par la DG Navigation. Sur cette base, des conclusions et recommandations politiques sont en cours de préparation. Une consultation ciblée sera organisée après les vacances de Pâques.
Si ces études concluent à la nécessité de modifier la superficie de la parcelle 2 et/ou 3, un nouvel arrêté royal relatif aux parcelles devra être adopté. Une décision pourra ensuite être prise par le Conseil des ministres, après avis de la CREG et consultation d’Elia.
Cette décision interviendra sur proposition de la ministre compétente pour la mer du Nord, en concertation avec le Ministre de l’Energie, et portera sur :
- La localisation, la superficie et le nombre de parcelles faisant l’objet d’une concession domaniale ;
- La puissance minimale et maximale à installer sur chaque parcelle.
Regarder plus loin : repowering et sécurité d’approvisionnement après 2035
Afin de garantir la sécurité d’approvisionnement en électricité à partir de 2035, le gouvernement fédéral mise sur plusieurs leviers. Le potentiel de production de la mer du Nord sera pleinement valorisé, notamment via :
- Le développement de la zone Princesse Elisabeth ;
- Le repowering de la zone offshore orientale ;
- La coopération avec les autres pays de la mer du Nord afin, conformément à l’accord de gouvernement, d’examiner également les opportunités au-delà des eaux territoriales belges.
Par ailleurs, la disponibilité des infrastructures de réseau reste un point d’attention essentiel. Pour PEZ 2, la réalisation de la Boucle du Hainaut constitue une condition sine qua non pour le développement de capacités offshore supplémentaires.
Avant le lancement d’un appel d’offres pour PEZ 2, plusieurs autorisations et évaluations devront encore être finalisées par l’administration « mer du Nord », notamment :
- Une évaluation appropriée dans le cadre de Natura 2000 ;
- Le permis d’environnement ;
- Une éventuelle actualisation des études environnementales si nécessaire.
Le gouvernement fédéral entend lancer ces préparatifs à temps afin d’éviter tout retard et d’offrir un maximum de clarté aux investisseurs.
Mathieu Bihet, Ministre fédéral de l’Energie : « L’énergie éolienne offshore représente un projet stratégique pour notre sécurité énergétique et pour l’avenir industriel de la Belgique. Avec PEZ 1, nous voulons apporter rapidement de la clarté et faire avancer l’appel d’offres. En parallèle, nous préparons déjà PEZ 2 et regardons plus loin vers le repowering et un potentiel supplémentaire en mer du Nord. La Belgique continuera ainsi à jouer un rôle de pionnier dans l’éolien offshore dans les années à venir. »




