Bonne gouvernanceÉconomie & Fiscalité

Economie et fiscalité : il faut dire stop à la guerilla budgétaire

Pierre-Yves Jeholet et Jean-Luc Crucke étaient les invités politiques de Bel-RTL et de la Première ce matin. Ils sont revenus sur les tergiversations du Gouvernement wallon concernant le budget. Le Chef de groupe MR au Parlement wallon, Pierre-Yves Jeholet, s’est exprimé d’une manière ferme sur les tergiversations du Gouvernement wallon à propos du budget : « Il faut éviter les invectives et guérillas budgétaires. Le gouvernement wallon doit prendre ses responsabilités ». Jean-Luc Crucke abonde dans ce sens en soulignant le rôle du fédéral : « La trajectoire budgétaire doit être tracée par le fédéral dans le respect des obligations européennes. Le fédéral les respectera. »

Sur le travail budgétaire entamé par la Wallonie, le Chef de Groupe MR au Parlement wallon se montre perplexe : « Laisser filer les déficits wallons serait irresponsable. Il ne faut pas creuser le déficit ! Le train de vie de la Région wallonne est trop important. Il faut prendre des mesures structurelles aujourd’hui ! » commence Pierre-Yves Jeholet avant d’indiquer : « J’espère qu’ils ne toucheront pas le portefeuille des citoyens comme ils l’ont déjà fait  à l’initial avec le bonus logement, les titres-services, la suppression de primes… »

Pour Pierre-Yves Jeholet, « il faut rationaliser toute une série de structures, des outils financiers, des outils d’animation économique, des structures en matière de logement »

Jean-Luc Crucke s’inquiète quant à lui de l’éventuel retard du retour à l’équilibre budgétaire : « Repousser le retour à l’équilibre budgétaire en 2019 plutôt qu’en 2018, ce serait un non-respect du pacte de stabilité que l’on a tous voté au Parlement wallon. On raterait l’occasion d’aller réellement dans le fond… Comment transformer cette Wallonie ? Comment faire que demain nous ayons plus de perspectives ? »

En plus du budget, Jean-Luc Crucke sera également vigilant à la proposition de résolution (car c’est une compétence du fédéral) du PS et du CDH de baisser l’âge d’obligation scolaire à 5 ans. « C’est assez hypocrite, quand on sait qu’en Fédération Wallonie-Bruxelles on pourrait obliger l’inscription scolaire à l’âge de 5 ans en 3ème maternelle. Le MR a fait une proposition en ce sens. Ce qui est différent de l’obligation scolaire ! Ce que cela demande en plus ? Un peu de travail pour ceux qui sont aux responsabilités. »