David Clarinval, Ministre de l’Économie, et Eléonore Simonet, Ministre des Classes moyennes, des Indépendants et des PME, présentent deux initiatives destinées à renforcer l’information des entreprises belges actives sur le marché américain : la mise à disposition d’informations relatives aux droits de douanes et un nouvel outil de monitoring des échanges commerciaux entre les deux pays. Ces 2 initiatives sont disponibles sur le site du SPF Economie.

Les États-Unis demeurent un partenaire économique stratégique majeur pour la Belgique et pour l’Union européenne. Ils occupent la 4ème place dans le classement des partenaires commerciaux de la Belgique à la fois pour ses exportations et ses importations.

C’est pourquoi iI est essentiel de maintenir une lecture attentive de l’évolution de la politique commerciale américaine, même si celle-ci reste parfois difficile à anticiper en raison de la multiplicité des instruments mobilisés et des changements fréquents de position de l’administration américaine.

Informer et accompagner les entreprises face à une forte volatilité réglementaire

Dans ce contexte marqué par une forte volatilité réglementaire, le Gouvernement poursuit ses efforts d’information et d’accompagnement des entreprises. C’est pourquoi il met désormais à disposition sur le site du SPF Économie toute l’information relative à ces échanges commerciaux transatlantiques. L’objectif est de fournir aux entreprises une information aussi objective, actualisée et opérationnelle que possible, afin de soutenir leur capacité d’adaptation sur le marché américain. Le site reprend notamment l’outil européen Access2Markets, qui permet de vérifier le droit de douane applicable à un produit donné.

Un outil de monitoring

En parallèle, le SPF Économie développe également un dispositif de monitoring destiné à suivre, de manière continue, les évolutions de la politique commerciale américaine et leurs impacts potentiels sur les entreprises belges.

Cet outil permet de :

  • faire le point sur les droits de douane appliqués entre la Belgique et les États-Unis et d’en comprendre les impacts ;
  • proposer une vue d’ensemble rapide des relations commerciales entre la Belgique et les États-Unis, en suivant l’évolution des exportations, des importations et de la balance commerciale ;
  • identifier en un coup d’œil les secteurs et produits les plus touchés, à la hausse comme à la baisse.

De ce premier rapport, l’on peut tirer les constats suivants :

EXPORTATIONS

  • Les données de 2025 mettent en exergue un recul des exportations en valeur à un an d’écart pour la plupart des secteurs, dont le secteur pharmaceutique (-3,9%), l’automobile (-22%) et les métaux communs comme l’acier, le fer, le cuivre et l’aluminium (-30,3%). Certains secteurs voient toutefois leurs exportations progresser en 2025 comme l’industrie chimique et les industries alimentaires, mais de manière insuffisante pour compenser les baisses d’autres secteurs.
  • Les exportations belges vers les États-Unis reculent en 2025, dans un contexte de tensions géopolitiques et commerciales, mais confirment également une tendance baissière observée depuis plusieurs années. À côté du secteur pharmaceutique qui était presque entièrement exclu des droits de douanes additionnels, les secteurs qui ont été soumis à des surtarifs élevés, comme les métaux communs et le secteur automobile, sont également des secteurs qui ont marqué un repli important de leurs exportations vers les États-Unis.

IMPORTATIONS

  • La hausse des importations en valeur observée en 2025 provient surtout des secteurs pharmaceutique (+62,4%), des métaux communs (+72 %) et de l’agriculture (+67,8 %) mais cachent aussi certaines baisses comme celles de l’industrie chimique, des voitures et des machines.

CONCLUSION

  • En 2025, la Belgique présentait encore un excédent commercial vis-à-vis des États-Unis d’Amérique malgré le repli des exportations et la progression des importations.
  • Le secteur pharmaceutique reste central, mais montre des signes de repli à l’export, tandis que les importations de ce secteur en provenance des États-Unis ont fortement augmenté, modifiant l’équilibre sectoriel des échanges, même si les produits échangés peuvent différer.
  • Enfin, une partie du recul des échanges s’inscrit dans une dynamique mondiale. En effet, les baisses observées des exportations belges vers les États-Unis ne sont pas toujours spécifiques à ce marché, celles-ci reculant également vers le reste du monde.

Voici le lien vers le monitoring complet, qui sera mis à jour tous les 6 mois :

Monitoring des échanges commerciaux entre la Belgique et les États-Unis d’Amérique – Printemps 2026 | SPF Economie

Un outil précieux pour les entreprises et les PME

Ces initiatives s’inscrivent dans la mise en œuvre de la mesure 40[1] du Plan PME, portée conjointement par la Ministre des PME et le Ministre de l’Économie. Elles illustrent la volonté du Gouvernement de coordonner les actions en faveur des entreprises afin de leur fournir une information fiable et actualisée sur les évolutions du commerce international.

La réalisation de cette mesure repose sur une collaboration étroite entre les services compétents du SPF Économie, en particulier la Direction générale de la Politique des PME et la Direction générale des Analyses économiques et de l’Économie internationale, sous l’impulsion des deux Ministres concernés.

Ces outils constituent ainsi des ressources précieuses pour les entreprises et les PME belges qui doivent évaluer l’opportunité d’initier ou de maintenir leurs exportations vers les États-Unis.

David Clarinval, Ministre de l’Économie : « Les États-Unis et la Belgique ont toujours entretenu d’excellentes relations transatlantiques et commerciales. Aujourd’hui, celles-ci évoluent dans un contexte marqué par des divergences stratégiques et économiques qui génèrent davantage d’incertitudes. Ce que je souhaite avant tout, c’est un marché ouvert, où la concurrence est loyale et les règles du jeu sont équitables.

Nos entreprises ont besoin de visibilité pour prendre leurs décisions d’investissement, d’exportation et de développement aux Etats-Unis. Si nous ne pouvons pas maîtriser les décisions unilatérales prises par l’administration américaine, notre responsabilité est d’accompagner au mieux nos entreprises avec ce type d’outils qui proposent des données économiques, des analyses et des informations actualisées sur les droits de douanes. »

Eléonore Simonet, Ministre des Classes moyennes, des Indépendants et des PME : « Des informations claires, objectives et centralisées sur l’évolution des tarifs douaniers permettent à nos PME et indépendants d’évaluer les risques comme les opportunités, et ainsi d’être mieux protégés contre des politiques commerciales volatiles. C’est tout le sens de notre action : donner à nos entreprises les moyens de choisir librement leurs partenaires et de renforcer leur résilience. »

[1] « Le Gouvernement met à disposition, de manière centralisée et publique, des informations objectives et actualisées sur l’évolution de la situation tarifaire, afin de permettre aux entreprises belges d’évaluer leurs risques et leur capacité à faire face au marché américain. »