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Départ pour le Luxembourg ce samedi. Rendez-vous dans la plus grande commune libérale de la Province, à Libramont. Nous y retrouvons notre Echevine, Carole Janssens, que tous décrivent là-bas comme hyper active, débordante d’idées et toujours un pied dans un nouveau projet. A 35 ans, la libramontoise nous parle de son mandat, de ses engagements et de son parcours.

Carole, après un mandat de conseillère communale, tu deviens en 2018 la 3ème échevine de Libramont qui est la plus grande commune libérale de la Province. Quel fut le déclic pour te lancer dans la politique locale et pourquoi le libéralisme ?

J’avais 25 ans quand le Bourgmestre de l’époque, notre regretté Pierre Arnould, m’a proposé de rejoindre sa liste. Je sortais du scoutisme, j’étais avide de nouveaux projets et je n’avais peur de rien ; j’ai dit oui sans me poser davantage de questions. J’ai été la plus jeune Conseillère durant ces 6 années, j’ai appris beaucoup de choses sur le fonctionnement d’une commune et j’y ai pris goût 😊

Je suis une fille d’entrepreneur donc les valeurs libérales coulent dans mes veines. J’ai toujours défendu les libertés et les responsabilités individuelles avec convictions. Encore une fois, c’est une évidence pour moi. Je suis convaincue que l’être humain doit être challengé, motivé par quelque chose pour aller chercher le meilleur de lui-même et créer ainsi le bien-vivre collectif.

Dans tes attributions scabinales, tu as notamment la Mobilité et la commune de Libramont a souhaité se doter d’un tout nouveau plan pour encourager la mobilité douce. Où en êtes-vous aujourd’hui ? Qu’est-ce que ce plan apporte aux habitants et aux touristes nombreux dans la Région ? Penses-tu que d’autres communes wallonnes pourraient s’en inspirer ?

Nous venons de terminer la phase 1 et 2 du Plan communal de mobilité (diagnostic et objectifs), nous attendons la phase 3 (plan d’actions) pour la fin de l’année. C’est un travail de longue haleine – 18 mois – mais il est nécessaire pour penser la mobilité douce de façon globale et structurée. Libramont-Chevigny avec son relief relativement plat, sa gare, ses écoles et ses commerces, dispose d’un haut potentiel pour développer le vélo utilitaire. Sa position centrale lui permet également d’être le carrefour des longs itinéraires touristiques (la W7, la Véloroute Centre-Ardenne et le réseau points-nœuds). Il y a donc deux opportunités et donc deux enjeux.

Chaque commune doit étudier sa propre situation. Certaines sont moins propices au développement de la mobilité douce. Il ne faut pas lancer des projets tous azimuts pour surfer sur la vague du vélo. C’est le genre de dérives que l’on observe parfois aujourd’hui. Le bon point de départ est peut-être d’organiser un audit vélo spécifique.

Tu étais candidate à la région en 2019 sur la liste de Willy Borsus, est-ce que tu aimerais poursuivre ton engagement politique ? Et peut-être à d’autres niveaux ?

Je me sens à ma place dans mon engagement politique. J’ai trouvé le juste équilibre entre mon échevinat et mon travail à la Commune de Libin. Je n’ambitionne pas d’autres choses. Si l’opportunité se présente, j’y réfléchirai en temps voulu.

Pour toi quels sont les points positifs d’un engagement politique local et, s’il y en a, les points qui le sont un peu moins ?

Personnellement, j’adore le côté « gestion de projets » dans des matières très différentes. Ça m’éclate ! Nous avons également l’opportunité de faire beaucoup de belles rencontres au sein et en dehors de la Commune, c’est très riche en termes d’échanges et de lien social. En revanche, nous sommes parfois fort sollicités notamment avec des réunions en soirées et ce n’est pas toujours évident avec une vie de famille mais ça fait partie du job.

Nous approchons tout doucement de l’été, et comme tu es particulièrement investie dans le tourisme vert, on s’est dit que tu aurais bien un petit conseil de balade à nous livrer pour découvrir la région.

Cet été, j’aimerais relier Libramont à Laroche à vélo, à travers l’itinéraire W7. Beaucoup de connaisseurs disent que c’est une des plus belles parties du parcours. Passer une nuit là-bas et revenir le lendemain. Promis, si je le fais, je vous envoie des photos 😉