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Harcèlement scolaire : des outils et un accompagnement concret pour agir dans les écoles

06/11/2026
En bref

À l’occasion de la journée de lutte contre le harcèlement scolaire du jeudi 5 novembre, la ministre de l’Éducation Valérie Glatigny rappelle les moyens déployés en Fédération Wallonie-Bruxelles pour prévenir le (cyber)harcèlement et accompagner les élèves. Une priorité : que chaque enfant puisse aller à l’école sans avoir peur.

Moqueries répétées, humiliations, exclusion ou messages blessants dans la cour de récréation ou sur les réseaux sociaux : le harcèlement peut affecter durablement la confiance, la santé et les apprentissages d’un élève. Pour y répondre, les écoles doivent pouvoir repérer les situations, intervenir et assurer un suivi.

Savoir à qui parler et comment réagir

Toutes les écoles doivent disposer d’une procédure de signalement et de prise en charge du harcèlement, y compris lorsqu’il se poursuit en ligne. Elle doit préciser les personnes à contacter, les étapes à suivre et les délais de traitement.
Cette procédure doit être expliquée aux élèves et communiquée régulièrement aux parents. De ce fait, chaque famille sait à qui s’adresser et comment son signalement sera suivi.

Des équipes formées et accompagnées

Pour soutenir les écoles dans la durée, la Fédération Wallonie-Bruxelles mobilise 8 millions d’euros sur quatre ans. Actuellement, 235 écoles participent au programme-cadre de lutte contre le harcèlement et d’amélioration du climat scolaire.

Derrière ce nom, c’est un accompagnement de quatre ans par des professionnels spécialisés : formation des équipes, organisation de la prise en charge des situations de harcèlement et activités de prévention avec les élèves. Une nouvelle vague est prévue en septembre 2027, avec l’objectif d’accueillir 200 écoles supplémentaires. Le but est que ces écoles deviennent, à terme, autonomes dans la gestion du climat scolaire.
Toutes les écoles peuvent également accéder, sur la plateforme e-classe, à une boîte à outils regroupant des fiches pratiques, des guides et des supports pour reconnaître le harcèlement et intervenir.

Apprendre aussi aux témoins à réagir

Lors de sa visite à l’école communale de Lauzelle (Louvain-La-Neuve), le 3 novembre, Valérie Glatigny a découvert le travail des équipes autour de KiVa. Ce programme finlandais apprend aux élèves à reconnaître le harcèlement, à soutenir un camarade ciblé et à prévenir un adulte, notamment en développant l’empathie chez l’enfant.

Son principe : les témoins peuvent contribuer à faire cesser les violences en refusant de relayer les moqueries et en donnant l’alerte. La responsabilité d’intervenir reste celle des adultes. KiVa est aujourd’hui déployé dans 52 écoles primaires en Fédération Wallonie-Bruxelles. Son équivalent Better Together est aussi déployé dans le secondaire.

Ne pas rester seul

Un élève victime ou témoin peut se tourner vers un adulte de confiance, une personne relais dans son école ou le centre PMS. Les liens avec les professionnels de la santé mentale, les psychologues de première ligne, sont également renforcés pour faciliter l’accès à un soutien adapté.
Parler du harcèlement est une première étape. Prendre cette parole au sérieux et lui donner une suite concrète est une responsabilité collective.

Vous ou votre enfant avez besoin d’en parler ? Deux dispositifs d’écoute sont également accessibles : Écoute École au 0800 95 580 et le 103, le service d’écoute destiné aux enfants et aux jeunes.