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Notre élu de la semaine : Hervé Cornillie

06/11/2026
En bref

Cette semaine, le Mouvement Réformateur fait halte à Leuze-en-Hainaut, en Wallonie picarde. À sa tête, Hervé Cornillie conjugue ses responsabilités de bourgmestre et de député fédéral avec une ambition : préparer l’avenir de la commune tout en répondant aux besoins quotidiens des Leuzois. Revitalisation du centre-ville, assainissement budgétaire, projet de nouvelle piscine, nouvelle stratégie immobilière communale, projets en faveur de la mobilité, développement économique et touristique, amélioration de la sécurité par vidéo-surveillance e figurent parmi les dossiers qui dessinent cette transformation. Des investissements destinés à renforcer l’attractivité de la ville et à améliorer durablement le cadre de vie des habitants.

Hervé, ton engagement politique t’amène à exercer les fonctions de bourgmestre de Leuze-en-Hainaut et de député fédéral. Peux-tu revenir sur ton parcours au sein de la famille libérale et sur ce qui t’a donné envie de t’investir pour ta commune ? Comment ces deux responsabilités se nourrissent-elles pour défendre les intérêts des Leuzois et faire avancer les dossiers locaux ?

Je me suis engagé très jeune en politique, tant au MR que chez les Jeunes MR. J’ai notamment présidé la Fédération des Jeunes Réformateurs du Hainaut occidental (on ne parlait pas encore de Wallonie picarde !) de 1999 à 2008.

En 2000, alors que j’étais encore étudiant, j’ai fait mes premiers pas en politique locale en me présentant aux élections communales de Leuze-en-Hainaut. J’ai été élu conseiller communal, avec le soutien du bourgmestre de l’époque, Jean-Pol Renard. J’ai ensuite présidé la Commission Jeunesse, avant de devenir échevin en 2006, puis Premier échevin en 2012.

Parallèlement à mon engagement local, j’ai développé une expérience professionnelle dans différents cabinets et institutions publiques. En 2003, j’ai commencé comme collaborateur au cabinet d’Hervé Hasquin, alors ministre-président de la Communauté française. J’ai ensuite travaillé à l’Union nationale des Mutualités libérales, avant de devenir collaborateur parlementaire de Jean-Luc Crucke en 2006 puis son secrétaire particulier lorsqu’il est devenu ministre.

J’ai également exercé plusieurs fonctions dans le secteur associatif et sportif : directeur général de la Ligue Handisport francophone, puis au Belgian Paralympic Committee.

En septembre 2019, je deviens député wallon en cours de législature, étant premier suppléant de la liste, fonction que j’ai exercée jusqu’en janvier 2022.

J’ai ensuite poursuivi mon engagement politique au MR et travaillé notamment auprès d’Adrien Dolimont, au cabinet du ministre wallon du Budget et des Finances.

2024 a été une année cruciale pour moi : en juin, j’ai été élu député fédéral avec 8.246 voix de préférence (je remercie à nouveau les électeurs du Hainaut qui m’ont fait confiance !) et en décembre, je prête serment comme bourgmestre de Leuze-en-Hainaut.

La revitalisation du centre-ville vient de franchir une étape importante avec le dossier de transfert de plusieurs voiries régionales à la Ville, nécessaire au réaménagement de la Grand-Place et des rues voisines. Quelle transformation souhaites-tu apporter au cœur de Leuze pour soutenir les commerces, rendre les espaces publics plus accueillants et faciliter les déplacements ? Et comment comptes-tu accompagner les habitants et les commerçants pendant les différentes phases du chantier ?

Je souhaite redonner au cœur de Leuze une véritable identité, en faire un centre-ville vivant, accueillant et attractif, où l’on a plaisir à se promener, à faire ses achats, à se retrouver et à participer aux événements qui rythment la vie locale.

Le réaménagement de la Grand-Place et des rues avoisinantes représente une occasion importante de repenser notre centre-ville dans son ensemble : mobilité douce, espaces publics plus agréables et végétalisés, tout en maintenant une accessibilité suffisante pour les automobilistes, les riverains et les personnes à mobilité réduite. Je veux que nous trouvions un équilibre entre convivialité, mobilité et dynamisme économique.

Cette transformation doit avant tout soutenir nos commerçants. Un centre-ville attractif, ce sont des commerces accessibles, des terrasses, des lieux de rencontre, des animations et une offre commerciale diversifiée. Je souhaite également poursuivre le travail sur les cellules commerciales inoccupées, faciliter l’installation de nouveaux indépendants et renforcer les initiatives collectives qui donnent envie de fréquenter le centre.

Le projet de nouvelle piscine a été relancé après une période marquée par des contraintes budgétaires importantes. Au-delà de la construction de deux bassins, l’enjeu est de proposer un équipement accessible aux écoles, aux familles et aux clubs, tout en maîtrisant son coût dans la durée. Comment souhaites-tu concilier cette ambition sportive avec une gestion responsable des finances communales, et quelle place les partenariats avec les communes voisines peuvent-ils prendre dans ce projet ? 

La piscine est un équipement important pour une ville comme Leuze. C’est un outil au service de l’apprentissage de la natation, de la santé, du sport et du bien-être. Je suis convaincu que nos enfants doivent pouvoir apprendre à nager dans de bonnes conditions et que nos clubs, nos écoles et nos familles doivent pouvoir disposer d’infrastructures adaptées.

Mais je considère aussi qu’un projet de cette ampleur doit être pensé avec beaucoup de responsabilité. A Leuze-en-Hainaut, nous avons hérité d’une situation budgétaire difficile et avec le collège communal, nous ne souhaitons pas engager la commune dans un investissement dont les charges de fonctionnement deviendraient insoutenables pour les générations futures. C’est précisément pour cette raison que nous temporisé et revu notre approche. Plutôt que de raisonner uniquement à l’échelle de Leuze, il faut ouvrir le projet à une dimension supracommunale. Une piscine ne bénéficie pas uniquement aux habitants de la commune qui l’accueille : elle répond aux besoins d’un bassin de vie beaucoup plus large.

Le projet Aq’WaPi repose sur cette logique de partenariat des communes voisines afin de répartir plus équitablement les coûts, mutualiser les moyens et garantir une fréquentation suffisante de l’infrastructure. C’est aussi une manière de défendre un projet ambitieux sans faire peser seul son coût sur le contribuable leuzois.

Notre objectif est de proposer deux bassins répondant aux besoins des écoles, des clubs sportifs et du grand public, dans une infrastructure fonctionnelle, accessible et économiquement soutenable avec la régie communale autonome.