Cette semaine, le Mouvement Réformateur fait halte à Erezée, commune de la Province du Luxembourg aux confins de l’Ardenne et de la Famenne, réunissant 27 villages et hameaux. Elu au conseil communal depuis 1988 et Bourgmestre depuis 2006, Michel JACQUET poursuit son action avec une majorité consolidée (8 élus sur 13) lors du scrutin de 2024. Erezée possède un patrimoine particulièrement riche : ligne de chemin de fer vicinal (devenu Tramway Touristique de l’Aisne), châteaux-fermes, moulins, édifices religieux, monuments commémoratifs des deux guerres, glacière de Fisenne réhabilitée en abri à chauves-souris et houssière classée de Hazeilles. C’est une commune chargée d’histoire, rurale et tournée vers un tourisme diffus.
Michel, tu as été réélu bourgmestre d’Érezée avec un score personnel record, après un parcours de plusieurs décennies au service de ta commune. Quel regard portes-tu sur cette confiance renouvelée et, avec l’expérience qui est la tienne, qu’est-ce qui guide encore aujourd’hui ton engagement quotidien pour les habitants et les nombreux villages d’Érezée ?
C’est avec humilité mais aussi beaucoup de fierté que j’ai accueilli le soutien d’un électeur sur deux après une gestion ininterrompue de 20 ans. Je sais que les habitants me font confiance et je dois donc être à la hauteur de cette confiance. C’est l’amour de ma commune et de ses habitants qui guide mes préoccupations de Bourgmestre et qui m’apporte beaucoup de satisfaction malgré les grandes difficultés que vivent et que vivront toutes les communes wallonnes.
L’aménagement du cœur de Mormont est désormais engagé, tandis que la commune prépare le projet de nouvelle maison communale avec ses services et le CPAS. Comment ces projets peuvent-ils améliorer concrètement l’accès aux services publics et créer de nouveaux lieux de vie, sans perdre le caractère rural et villageois auquel les habitants sont attachés ?
Nous sommes très attachés à notre ruralité mais aussi à faire bénéficier nos citoyens d’un maximum de services. J’ai coutume de dire que nous vivons dans une petite commune qui a tout d’une grande. Ainsi, nous avons pu développer un hall sportif, des terrains de sports, une crèche, une caserne de pompiers, des logements publics, etc… Cependant, aujourd’hui nous devons essentiellement nous concentrer pour rénover nos 250 kilomètres de voiries. Le projet d’une nouvelle maison communale regroupant les services de la commune et du CPAS est un dossier qui nous tient à cœur mais qui ne pourra pas se réaliser si nous n’obtenons pas des subsides conséquents de la Région Wallonne.
La mobilité et l’état des voiries restent des enjeux majeurs dans une commune aussi étendue qu’Érezée. La fermeture temporaire de la N807 entre Hotton et Soy, ainsi que les futurs chantiers de la rue Magerat et de la rue Pré Ligné à Biron, illustrent l’ampleur des travaux à mener. Comment la commune organise-t-elle ces interventions avec le SPW, et quelles sont tes priorités pour sécuriser durablement les déplacements entre les villages, tout en limitant au maximum les désagréments pour les riverains ?
Avec nos 250 kilomètres de voiries auxquels on doit ajouter les voiries agricoles et les itinéraires destinés aux usagers faibles (vélo, cheval, …), il est clair que c’est un enjeu majeur pour notre commune. Chaque année nous prévoyons des budgets conséquents pour rénover ou améliorer nos voiries ainsi que la sécurité des usagers. Nous sommes également traversés par de nombreuses voiries régionales qui font l’objet elles aussi de rénovation. Bien sûr on souhaiterait davantage d’investissements de la Région dans ses voiries mais globalement les désagréments pour les usagers restent limités grâce à la concertation que nous avons avec chaque service routier local.




