À la suite de la publication d’une étude consacrée aux trajectoires permettant à la Belgique d’atteindre la neutralité carbone en 2050, Benoît Cassart, député européen MR, appelle à adopter une approche globale de l’élevage et de son impact environnemental.
Parmi les scénarios étudiés figure une réduction importante du cheptel belge : jusqu’à –71 % de bovins, –70 % de porcs, –45 % de vaches laitières et –28 % de poulets de chair et de poules pondeuses. Le scénario repose également sur une évolution des habitudes alimentaires vers une alimentation composée à 62 % de protéines végétales et à 38 % de protéines animales.
Dans une interview accordée au Sillon Belge, Benoît Cassart met en garde contre une approche qui consisterait à réduire fortement l’élevage européen sans tenir compte des conséquences à l’échelle mondiale.
« En 1961, la France comptait 19 millions de bovins, le Brésil 56 millions. En 2025, la France en compte 15 millions, alors que le Brésil en compte 235 millions. En Belgique, entre 1992 et 2022, on est passé de 3 millions à 2 millions de bovins. Partout en Europe, la baisse de l’élevage bovin est continue », rappelle-t-il.
Pour l’eurodéputé MR, réduire la production européenne pour ensuite importer davantage ne permettrait pas nécessairement de réduire l’empreinte environnementale globale de notre alimentation. Il plaide dès lors pour une analyse qui intègre également le stockage du carbone par les prairies, la biodiversité, la qualité des sols, le cycle de l’eau ou encore la sécurité alimentaire.
« Nous ne disons pas qu’il ne faut rien faire, mais il faut réfléchir globalement ! », insiste Benoît Cassart.
Son message : poursuivre les efforts pour réduire les émissions de l’agriculture, tout en veillant à ne pas simplement déplacer la production et son empreinte environnementale en dehors de l’Europe.
Retrouvez l’interview complète de Benoît Cassart dans Le Sillon Belge



