Denis Ducarme a porté ce jeudi en séance plénière de la Chambre l’affaire du financement fédéral de la sécurité bruxelloise.
« En 2023, le Ministre-Président Vervoort refusait de justifier des dépenses de 2.280.000 € destinés à la base à un cybercentre bruxellois qui n’a jamais vu le jour. Il est essentiel de savoir à quoi cette dotation fédérale a vraiment été affectée. On ne peut dévoyer des moyens dédiés à la sécurité des Belges. C’est d’autant plus grave compte tenu du climat actuel, » s’est indigné le député fédéral MR Denis Ducarme.
D’autres dépenses, dont le lien avec les missions de sécurité et de prévention apparaît incertain, ont également été évoquées : frais de fonctionnement, matériel courant, dépenses à caractère social ou initiatives communales non directement liées à la protection des citoyens. Des fonds qui auraient dû servir à renforcer les zones de police, les services de secours, la prévention, la lutte contre le narcotrafic ou encore la sécurisation de l’espace public.
Le ministre de l’intérieur Bernard Quintin a reconnu les limites actuelles du contrôle fédéral. « Depuis 2017, il s’agit d’une dotation et non d’un subside. Je ne peux donc connaître tous les tenants et aboutissants ni le détail exact des dépenses. J’ai néanmoins demandé un rapport à l’administration pour faire toute la clarté. »
Le groupe MR à la Chambre demandera l’organisation d’auditions en commission de l’Intérieur afin d’entendre les administrations concernées, l’Inspection des Finances, Bruxelles Prévention & Sécurité et les responsables politiques compétents.
« Le contrôle parlementaire a trop longtemps fait défaut. Nous voulons faire toute la lumière sur cette gestion totalement folle de l’argent public et nous assurer que les fonds fédéraux destinés à la sécurité soient, à l’avenir, strictement utilisés pour leur mission essentielle : garantir la sécurité de tous, » conclut Denis Ducarme.



