Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté ce vendredi, en première lecture, un projet d’arrêté qui permettra aux écoles engagées dans le programme-cadre de prévention du harcèlement et du cyberharcèlement de disposer d’un outil concret pour évaluer leurs actions et identifier leurs marges de progression.
La qualité du climat scolaire et la lutte contre le harcèlement constituent une priorité du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Les résultats de PISA 2025 nous le rappellent : un climat scolaire apaisé compte. Pour améliorer les résultats de nos élèves et renforcer la qualité de notre enseignement, nous devons leur garantir un environnement où ils peuvent apprendre sereinement, dans un cadre respectueux et sécurisant.
Pour aider les écoles à inscrire cette lutte dans la durée, le Gouvernement prévoit de mettre à leur disposition un questionnaire d’auto-évaluation leur permettant de mesurer concrètement la mise en œuvre de leur programme de prévention du harcèlement et du cyberharcèlement.
Cet outil a été développé dans le cadre d’une recherche menée par une équipe de chercheurs de l’Université de Liège, dont le rapport final a été remis en décembre 2025.
Il permet aux équipes éducatives de faire le point sur six dimensions essentielles de leur action : l’implication des différents acteurs de l’école, les actions de prévention, les procédures de signalement, les espaces et outils de régulation, la formation et l’accompagnement des équipes ainsi que le suivi et le pilotage des actions.
L’objectif n’est pas d’ajouter une nouvelle contrainte administrative aux écoles. L’utilisation du questionnaire sera facultative et doit avant tout permettre aux équipes de prendre du recul sur ce qui est déjà mis en place, d’identifier ce qui fonctionne et de cibler les actions qui doivent encore être renforcées.
« Lutter contre le harcèlement, ce n’est pas seulement intervenir lorsqu’un problème survient. C’est aussi se donner les moyens de prévenir, d’évaluer ce qui est fait et d’améliorer continuellement les pratiques. Cet outil doit aider chaque école à savoir où elle en est et où elle peut encore progresser. », souligne la Ministre de l’Éducation Valérie Glatyigny.
Le questionnaire sera communiqué par l’Observatoire du Climat scolaire aux écoles participant au programme-cadre au début de leur quatrième année.
Cette évaluation doit ainsi permettre aux écoles de pérenniser les actions mises en place au cours des premières années du programme et de poursuivre leur amélioration dans le temps.
Le Gouvernement entend ainsi renforcer une approche durable du climat scolaire : prévenir le harcèlement, mieux accompagner les équipes et donner aux écoles les outils pour mesurer leurs progrès.



