Alors que les chiffres du décrochage scolaire sont inquiétants (environ 7,3% en Belgique, selon Statbel), et que les élèves impliqués dans ces situations sont de plus en plus jeunes, il devient essentiel d’intervenir le plus tôt lorsque des signes de vulnérabilité apparaissent chez un élève. En effet, comme l’explique le député de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Guillaume Soupart, un jeune qui décroche peut plus facilement basculer dans la délinquance juvénile.
La Ministre de l’éducation, Valérie Glatigny, a donc décidé de poursuivre son travail de fond contre le décrochage scolaire, avec l’ambition de réduire de moitié ce phénomène d’ici 2030. Ainsi, grâce à la collaboration des deux ministres libéraux, un agent de quartier pourra prendre contact rapidement avec la famille de l’enfant lorsque plusieurs signaux seront négatifs apparus. Cette stratégie de prévention, encadré par la circulaire PLP41 du 14 mai 2026, permet plus de proactivité entre le référent école de la police locale et les établissements scolaires.
En outre, d’autres propositions sont sur la table afin de mieux responsabiliser les parents dans leur fonction éducative. Par exemple, Guillaume Soupart se dit favorable au fait de toucher aux allocations familiales lorsque le taux d’absentéisme d’un élève qui ne souffre d’aucun trouble, de maladie, d’harcèlement ou de phobie scolaire, est trop élevée. Cette idée permet d’accroître le débat autour de la question de l’absentéisme et ouvre la porte aux discussions avec les équipes pédagogiques et les centres PMS, qui connaissent le mieux l’enfant en difficulté.



