La Fédération Wallonie-Bruxelles entend jouer son rôle dans le cadre de l’augmentation du taux d’emploi portée aux différents niveaux de pouvoir.
C’est pourquoi, sur proposition de la ministre de l’Éducation et de l’Enseignement pour Adultes, Valérie Glatigny, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté en première lecture l’avant-projet de décret mettant en œuvre le Contrat 2035 de l’Enseignement pour Adultes.
Cette adoption marque une étape importante pour faire de l’Enseignement pour Adultes un pilier stratégique de l’apprentissage tout au long de la vie, répondant aux besoins de la société et du monde du travail et permettant à chacun de se former, de se qualifier, d’évoluer professionnellement ou de se reconvertir.
Former pour remettre à l’emploi
La Wallonie et Bruxelles font face à un défi majeur : environ un tiers de la population en âge d’activité ne dispose pas d’une qualification suffisante, tandis que le taux d’emploi se situe autour de 68%. Dans le même temps, les transformations technologiques, l’intelligence artificielle et l’évolution rapide des métiers rendent les besoins de requalification toujours plus importants.
Pour augmenter durablement le taux d’emploi, il faut donc permettre à davantage de personnes d’acquérir les compétences nécessaires pour entrer sur le marché du travail, retrouver un emploi, s’y maintenir ou se reconvertir.
Avec 146 établissements, 135.000 apprenants et plus de 1.000 formations, l’Enseignement pour Adultes constitue déjà un outil puissant. Le Contrat 2035 entend désormais le mobiliser pleinement au service de cette ambition.
“L’Enseignement pour Adultes est un géant discret encore trop peu valorisé et insuffisamment visible dans le paysage éducatif. Nous voulons faire de la formation un véritable levier de remise à l’emploi. Dans une économie où les métiers évoluent rapidement, la meilleure sécurité, ce sont les compétences. Avec le Contrat 2035, l’Enseignement pour Adultes devient une pierre angulaire de notre réforme globale du marché de l’emploi. Nous voulons former davantage, mais surtout former là où les besoins existent : dans les métiers en pénurie, dans les secteurs qui recrutent et dans les compétences dont nos entreprises ont besoin. Se former, se qualifier ou se reconvertir, c’est se donner les moyens de retrouver un emploi, d’évoluer professionnellement et de reprendre en main son projet de vie. C’est une vraie politique d’émancipation et de responsabilisation”, souligne Valérie Glatigny.
Former avec le monde du travail
Le Contrat 2035 veut rapprocher davantage l’offre de formation des besoins réels du marché du travail. L’objectif est de pouvoir adapter plus rapidement les formations aux métiers émergents et aux métiers en pénurie, mais aussi de renforcer les liens avec les entreprises et les secteurs professionnels.
Cela passera notamment par davantage de partenariats avec les entreprises, de stages et d’alternance, ainsi que par une meilleure coopération avec les autres opérateurs d’enseignement et de formation.
La réforme prévoit également :
- le développement des micro certifications, pour permettre des formations plus courtes, reconnues et cumulables. Concrètement, une personne pourrait suivre une ou plusieurs unités d’enseignement, par exemple, en détection et en protection des incidents de cybersécurité, et obtenir une micro certification attestant cet ensemble de compétences. Elle pourrait s’arrêter à cette étape pour répondre à un besoin professionnel immédiat, mais aussi, si elle le souhaite, poursuivre directement ou ultérieurement son parcours en gardant pour acquis ces micro certifications ;
- une meilleure valorisation des acquis, afin de ne pas recommencer ce qui est déjà maîtrisé. Par exemple, une personne qui exerce depuis plusieurs années dans un secteur, mais qui reprend des études pour obtenir le titre correspondant pourrait faire reconnaître certaines compétences et ne suivre que ce qui lui manque pour obtenir sa qualification ;
- des parcours plus flexibles et personnalisés, adaptés aux contraintes professionnelles et familiales des adultes ;
- un accompagnement renforcé des apprenants, adapté aux réalités d’un public adulte, afin de favoriser leur engagement et leur réussite ;
- un pilotage, une démarche qualité et un financement modernisés afin de mieux orienter les moyens, notamment en encourageant le financement de formations qui mènent vers l’emploi.
Le Contrat 2035 s’inscrit ainsi pleinement dans la réforme systémique de l’enseignement qualifiant, de l’Enseignement pour Adultes et de la formation professionnelle. Il doit en devenir le maillon consacré à l’enseignement et la formation continue tout au long de la vie, en renforçant la capacité de l’Enseignement pour Adultes à répondre aux besoins de formation de la société et du monde du travail.



