Le MR, par la voix du député Charles Gardier, appelle à adapter la réforme des pensions afin que les travailleurs des arts ne soient pas pénalisés par des carrières par nature discontinues. Le parti plaide pour un cadre qui tienne compte des spécificités du secteur, afin de préserver les droits à la pension de celles et ceux qui créent, innovent et contribuent à la richesse culturelle de notre pays.
Le chef de groupe MR à la Chambre, Benoît Piedboeuf, a souligné, lors des débats en séance plénière sur la réforme des pensions, la nécessité de mieux baliser le dispositif afin que les artistes ne soient pas pénalisés pour des carrières par nature discontinues.
Le projet de loi sur la limitation des périodes assimilées dans le calcul des pensions répond à un objectif clair : renforcer le lien entre travail effectif et droits à la pension. Benoît Piedboeuf rappelle toutefois que « cette réforme doit rester juste et tenir compte des réalités de certains secteurs, en particulier celui des arts, où les parcours professionnels sont souvent fragmentés ».
Le MR reconnaît la nécessité d’un cadre spécifique pour les travailleurs des arts, mais estime que ce statut doit être précisément défini et sécurisé. Comme le souligne Charles Gardier : « Depuis le début de ce gouvernement, le MR prône le travail et met en avant celles et ceux qui osent, qui créent et qui innovent. Revenir sur leur activité en leur retirant des droits à la pension, ce n’est pas acceptable. »
Benoît Piedboeuf insiste sur un point essentiel : « Les artistes ne doivent pas être les victimes collatérales d’une réforme pensée pour corriger des abus dans d’autres régimes. Le gouvernement doit donc poursuivre l’analyse de l’impact du texte et revoir, si nécessaire, les modalités d’application afin d’éviter toute injustice manifeste. »
Le MR soutient dès lors une approche de responsabilité : oui à une pension plus cohérente avec l’activité réelle, non à une mesure qui fragiliserait davantage un secteur déjà sous pression. Dans sa réponse, le ministre Jan Jambon a assuré qu’il poursuivra la concertation et l’analyse quant à l’impact du pourcentage de limitation sur les travailleurs des arts. Le cas échéant, les adaptations nécessaires seront discutées au sein du Gouvernement avant l’entrée en vigueur de la loi.



