Après des années de blocage, la Wallonie, la Flandre et Bruxelles sont enfin parvenues à un accord sur la mise en place d’une vignette routière numérique commune pour les véhicules légers. Prévue au 1er mai 2027, elle permettra de faire contribuer tous les utilisateurs des routes, Belges comme étrangers, au financement des infrastructures qu’ils empruntent.

Pour Adrien Dolimont, Ministre-Président du Gouvernement wallon en charge du Budget, des Finances, des Relations internationales et du Bien-être animal, cette réforme repose sur un principe simple : une contribution plus juste, sans alourdir la fiscalité des Wallons.

« Une bonne réforme fiscale ne consiste pas à demander toujours plus. Elle consiste à répartir plus équitablement l’effort. Avec cette vignette commune, nous faisons évoluer un système où le coût des infrastructures reposait essentiellement sur les Wallons vers un système où chaque utilisateur contribue, de manière non discriminatoire, aux routes qu’il emprunte. »

La vignette sera disponible sous plusieurs formules (24 heures, 10 jours, 1 mois, 2 mois ou 1 an) et sera entièrement numérique. Son prix annuel sera fixé à 100 € pour les véhicules Euro 4 et plus, 125 € pour les véhicules plus anciens et 90 € pour les véhicules zéro émission.

Pour le MR, cette réforme s’inscrit dans une réforme plus large de la fiscalité automobile, qui sera présentée dans les prochaines semaines. L’objectif est clair : continuer à alléger la pression fiscale, tout en garantissant des routes mieux entretenues et un financement plus équitable.

Après la baisse des droits d’enregistrement sur l’acquisition d’une habitation propre et unique et la réforme annoncée des droits de succession, le Gouvernement wallon poursuit le même cap : moins d’impôts, une fiscalité plus juste et des promesses tenues.