Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé, en première lecture, la prolongation du dispositif expérimental des pools locaux de remplacement pour l’année scolaire 2026-2027, sur proposition de la ministre de l’Éducation Valérie Glatigny.

Lancé en 2022 dans les écoles primaires de Bruxelles et du Hainaut Sud, ce mécanisme vise à répondre aux difficultés de remplacement de courte durée auxquelles sont confrontés les établissements scolaires. Son principe est simple : constituer des équipes d’enseignants engagés à temps plein pour l’ensemble de l’année scolaire et mobilisables rapidement en cas d’absence.

Ce dispositif répond à un double objectif. D’une part, il offre aux enseignants temporaires une plus grande stabilité professionnelle grâce à un engagement annuel. D’autre part, il permet aux directions d’école de disposer plus rapidement de personnel disponible, limitant ainsi les perturbations dans les apprentissages des élèves.

Depuis la rentrée 2025, l’expérimentation a été élargie au Brabant wallon et à Namur afin d’évaluer son fonctionnement dans des réalités territoriales différentes. Les premiers résultats sont encourageants : les évaluations mettent en évidence une appréciation positive du dispositif, tant de la part des directions que des enseignants, qui soulignent une meilleure organisation des remplacements et une plus grande stabilité au sein des équipes éducatives.

La prolongation décidée par la Ministre Glatigny permettra de disposer d’une évaluation complète, notamment des effets de cette extension, avant de généraliser le dispositif. Cette démarche s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de développer des réponses concrètes à la pénurie d’enseignants et de renforcer l’attractivité du métier.

Pour l’année scolaire 2026-2027, le dispositif sera reconduit à l’identique, avec 68 équivalents temps plein répartis entre les quatre zones participantes.

« Face à la pénurie d’enseignants, nous devons privilégier des solutions concrètes, évaluées et efficaces. Les pools de remplacement apportent davantage de sécurité aux enseignants et plus de sérénité aux directions d’école. En prolongeant cette expérimentation, nous nous donnons les moyens de disposer d’une évaluation complète avant de décider de la généraliser », souligne la ministre Valérie Glatigny.