À l’occasion de son interview sur “Bonjour Bruxelles” de BX1, la Députée bruxelloise Aurélie Czekalski est revenue sur deux enjeux majeurs de l’actualité bruxelloise : le lancement de la commission d’enquête sur les irrégularités au sein du Foyer Anderlechtois et la nécessité de répondre avec fermeté aux violences commises en marge des manifestations à Bruxelles.
La commission d’enquête sur le Foyer Anderlechtois s’est réunie pour la première fois ce lundi 8 juin au Parlement bruxellois. Composée de quinze membres effectifs, elle a pour mission d’examiner avec rigueur les dysfonctionnements qui touchent l’une des plus importantes Sociétés Immobilières de Service Public de la Région (SISP), gestionnaire de près de 3.800 logements sociaux et hébergeant près de 8.000 Bruxellois.
Pour le Mouvement Réformateur, cette commission constitue un exercice essentiel de contrôle démocratique. Son rôle n’est pas de se substituer à la justice, qui doit poursuivre son travail en toute indépendance, mais bien d’analyser les éventuels dysfonctionnements, d’évaluer l’efficacité du cadre législatif existant et de formuler des recommandations afin de renforcer les mécanismes de contrôle et d’améliorer le fonctionnement du logement social à Bruxelles.
L’enjeu dépasse largement le seul Foyer Anderlechtois. Derrière ce dossier, ce sont près de 60.000 ménages bruxellois qui attendent parfois dix, douze, voire vingt ans avant d’obtenir un logement social. Chaque citoyen doit pouvoir avoir la certitude que son dossier est traité de manière objective, que les critères d’attribution sont respectés et qu’aucun passe-droit, ni aucune intervention extérieure ne viennent compromettre l’égalité de traitement.
Cette même exigence de responsabilité doit également prévaloir lorsqu’il s’agit de préserver l’ordre public. Les violences observées en marge des récentes manifestations à Bruxelles ne peuvent être tolérées dans une démocratie. Si la liberté de manifester constitue un droit fondamental que chacun doit pouvoir exercer librement, elle ne peut en aucun cas servir de prétexte à des actes de vandalisme, des incendies ou des dégradations.
Les événements survenus ces derniers jours ont démontré la nécessité de renforcer la responsabilisation des auteurs de violences. Le projet de loi « casseur-payeur », prévu dans l’accord de gouvernement fédéral, constitue une réponse de bon sens : ceux qui détruisent doivent assumer financièrement les conséquences de leurs actes plutôt que de faire supporter ces coûts à l’ensemble des contribuables.
Le fait qu’une grande partie des personnes interpellées soient des mineurs interpelle également. Face aux phénomènes de récidive et aux comportements violents répétés, il est indispensable d’ouvrir le débat sur des mesures complémentaires permettant de responsabiliser davantage les auteurs et leur entourage, tout en veillant à garantir l’efficacité des dispositifs mis en place.
Aurélie Czekalski, Députée bruxelloise : « Que ce soit dans le logement social ou dans la gestion de l’ordre public, les citoyens attendent des institutions qu’elles soient exemplaires, transparentes et capables de faire respecter les règles. Nous devons garantir une égalité de traitement pour toutes et tous, défendre l’intérêt général et veiller à ce que chacun assume pleinement ses responsabilités. C’est à cette condition que nous pourrons renforcer durablement la confiance dans l’action publique. »
Lien vers l’intégralité de l’interview sur BX1
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