Dès l’an prochain, le calcul du loyer social tiendra compte de la performance énergétique des logements d’utilité publique. Objectif ? Plus d’équité entre locataires et un renforcement de la capacité du secteur à rénover.

C’était un non-sens : jusqu’ici, plus une société de logement de service public (SLSP) rénovait, plus elle perdait de l’argent, ce qui ne l’encourageai pas à investir, amenait à une dégradation progressive du parc et freinait la transition énergétique. En cause, l’ensemble des locataires payaient un loyer plafonné à 20 % de leurs revenus, quel que soit le niveau de performance énergétique de leur logement.

PEB Plafonds
A 26%
B 25%
C 24%
D 23%
E 22%
F 21%
G 20%

Le Gouvernement wallon met fin à cette spirale négative, au travers d’une réforme dans le calcul du loyer social, approuvée ce jeudi en troisième et dernière lecture. Le principe du “loyer chaud”, qui se voit concrétisé, permettra de prendre en compte la performance énergétique du logement. Concrètement, le plafond du loyer social sera modulé selon le PEB du bien, allant de 20 % (PEB G) à 26 % (PEB A) du revenu du ménage locataire.

 Double objectif

L’objectif est double : soutenir les rénovations énergétiques réalisées par les SLSP et rétablir l’équité entre les locataires. Les logements plus performants permettront en effet aux ménages de réduire leurs charges, tout en améliorant leur confort.

Ce nouveau cadre entrera en vigueur au 1er janvier 2027. Une phase transitoire est prévue pour accompagner les locataires. Les adaptations de loyer des ménages qui occupent déjà les logements les plus performants seront lissées sur deux ans.

Cette réforme constitue, un pas décisif vers un modèle plus soutenable et pérenne pour le secteur du logement, et une étape importante pour la rénovation énergétique du parc de logements publics.

Cécile Neven, Ministre wallonne de l’Énergie et du Logement : « Cette réforme matérialise notre volonté de bâtir un cadre juste, transparent et durable, au service des locataires et des sociétés de logement, ainsi que de la transition. On aligne les loyers sociaux sur la réalité énergétique du bâti et on donne enfin les moyens au secteur de rénover le parc public. »