J’ai pris connaissance de l’opération menée ce jour par la Police judiciaire fédérale et l’Auditorat du travail.

Elle confirme le sérieux des soupçons de fraude qui avaient conduit les services régionaux à transmettre le dossier à la justice.

Il appartient désormais à l’autorité judiciaire de faire toute la lumière sur les faits, dans le respect du secret de l’instruction.

Si les faits sont confirmés, ils sont totalement inacceptables. Détourner l’argent de la formation, c’est priver des travailleurs d’un droit essentiel. Toute personne ayant abusé du système devra en répondre, et les montants indûment perçus seront récupérés.

Dès le départ, j’ai demandé une politique de tolérance zéro en matière de fraude et un renforcement des contrôles.

Cette affaire confirme aussi une réalité : le dispositif, dans sa forme actuelle, présente des failles. Trop complexe, pas suffisamment sécurisé.

C’est précisément pour y mettre fin que j’ai engagé une réforme en profondeur : des règles plus claires, des contrôles renforcés et une meilleure traçabilité.

L’argent public doit servir à former réellement les travailleurs, pas à alimenter des fraudes.

Je tiens enfin à saluer le travail des services du SPW et du Forem, qui ont joué un rôle déterminant en transmettant les premiers éléments à la justice.