Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a validé l’extension du dispositif des Écoles en dispositif d’ajustement (EDA), permettant à 25 écoles d’intégrer, dès 2026, ce mécanisme d’accompagnement renforcé destiné aux établissements confrontés à des difficultés structurelles. Précédemment, c’était seulement 20.
Ce dispositif vise à soutenir les écoles qui présentent des difficultés au regard de plusieurs indicateurs : les résultats et le parcours des élèves, le climat scolaire ou encore la dynamique de l’équipe pédagogique.
Un accompagnement sur plusieurs années
Contrairement à un accompagnement ponctuel, les écoles intégrant le dispositif EDA bénéficient d’un soutien renforcé pendant au moins quatre ans, afin d’améliorer la qualité de leur enseignement.
La première année est consacrée au diagnostic et à la construction de la trajectoire de redressement. Le Service général de l’Inspection réalise un audit approfondi pour identifier les causes des difficultés rencontrées. Sur cette base, l’école construit son plan d’action.
Les trois années suivantes sont consacrées à la mise en œuvre et au suivi de ce plan. L’école bénéficie d’un accompagnement rapproché assuré par l’administration, avec des réunions à intervalle régulier pour mesurer les progrès et, le cas échéant, ajuster le plan. L’objectif est de permettre à l’école de retrouver durablement une dynamique positive et de réintégrer ensuite un fonctionnement de pilotage classique.
Avec cette nouvelle cohorte, ce seront au moins 117 écoles qui auront bénéficié simultanément de cet accompagnement spécifique, en tenant compte des cohortes déjà engagées.
Le dispositif fait d’ailleurs actuellement l’objet d’une évaluation approfondie afin d’en mesurer l’efficacité et d’identifier d’éventuelles améliorations.
Une approche systémique plutôt qu’une logique punitive
Le dispositif EDA ne constitue évidemment pas une sanction. Il s’agit d’un mécanisme de soutien spécifique conçu pour intervenir là où les difficultés sont les plus importantes, avec une approche globale qui dépasse la seule question des résultats scolaires. Les écoles concernées ne sont pas rendues publiques, afin de préserver un climat
de travail serein et de favoriser un accompagnement constructif.
“Lorsqu’une école traverse des difficultés structurelles, notre responsabilité n’est pas de la stigmatiser, mais de l’accompagner concrètement. Derrière chaque école accompagnée, il y a des équipes qui veulent avancer, des élèves qui ont besoin de stabilité et des familles qui attendent des solutions. Nous voulons que cet accompagnement soit utile et efficace. C’est précisément le sens de l’évaluation en cours : renforcer ce qui fonctionne et améliorer ce qui doit l’être”, conclut Valérie Glatigny, Ministre de l’Education.



