Le MR soutient la suppression du Sénat, mais refuse qu’une réforme institutionnelle d’une telle ampleur soit adoptée grâce aux voix des partis extrémistes. Pour Victoria Vandeberg, la modernisation de l’État doit s’appuyer sur une majorité solide, démocratique et responsable, tout en garantissant la représentation de toutes les composantes du pays.
Alors que la Chambre entame ce mardi 26 mai l’examen de la réforme visant à supprimer le Sénat, la députée fédérale MR Victoria Vandeberg rappelle la ligne claire du Mouvement Réformateur en Commission de la Constitution : moderniser les institutions ne peut pas se faire au prix de l’effacement d’une partie du pays.
Le MR soutient pleinement la suppression du Sénat, conformément à l’accord de gouvernement. Cette réforme s’inscrit dans une volonté attendue de simplification institutionnelle et de modernisation démocratique, dans un contexte où la lisibilité de l’État est plus que jamais au cœur des préoccupations citoyennes.
Mais pour Victoria Vandeberg, cette transformation ne peut être menée à la légère. « Une réforme de cette ampleur doit être solide, légitime et construite sans dépendre des partis extrémistes », a-t-elle insisté, rappelant une ligne constante du MR.
Avec près de 80.000 citoyens concernés, l’enjeu est loin d’être symbolique. Pour le MR, il s’agit d’une question d’équilibre institutionnel et de respect de toutes les composantes du pays. Le parti rappelle son engagement de longue date en faveur des germanophones, concrétisé notamment par des initiatives pour renforcer la place de l’allemand au niveau fédéral.
Si plusieurs pistes existent pour garantir cette représentation à l’avenir, elles nécessitent un travail sérieux et concerté entre les groupes parlementaires. « Il ne s’agit pas de bloquer la réforme, mais de la réussir pleinement », souligne la députée.
Dans un climat politique où les réformes institutionnelles sont scrutées de près, le MR appelle à une approche responsable : avancer, mais sans angles morts.
La procédure engagée aujourd’hui ne scelle pas encore définitivement la suppression du Sénat, mais ouvre une étape clé. Le groupe MR, via les députés fédéraux Philippe Goffin et Victoria Vandeberg y apportera son soutien, mais restera extrêmement vigilant sur les garanties à construire dans les prochaines phases du processus.



