Le Gouvernement Fédéral a, sur proposition de Bernard Quintin, Ministre de la Sécurité et de l’Intérieur, décidé d’étendre l’usage de caméras individuelles – bodycams – par certains services confrontés à la violence dans l’exercice de leurs missions.
Concrètement, dans des conditions strictement encadrées, les caméras individuelles pourront par exemple être utilisées par les pompiers, les conducteurs et agents des sociétés de transport public (SNCB, STIB, DE LIJN, TEC), les gardiens de la paix-constatateurs ou les agents de gardiennage dans le cadre d’événements.
“Les agressions dans l’espace public se sont multipliées ces dernières années. Elles sont inacceptables ! Ceux qui nous protègent et qui servent la collectivité doivent être protégés. L’extension de l’usage des bodycams offrira un outil supplémentaire pour permettre d’établir clairement les responsabilités en cas d’incidents ou de violences. Les images seront d’une utilité cruciale pour prouver comment les faits se sont déroulés. Et la justice devra appliquer la tolérance 0 face à toute agression constatée”, souligne Bernard Quintin.
L’activation des caméras sera effectuée quand survient un risque de violence contre les personnes.
Le texte prévoit des garanties solides en matière de protection des données personnelles, conformément au règlement européen. Les images sont conservées entre 30 et 90 jours maximum. L’accès sera strictement limité aux personnes habilitées, et chaque activation fait l’objet d’une traçabilité complète.
Pour les pompiers, le projet prévoit également des caméras d’assistance en temps réel à l’intervention. Ces dispositifs permettent de guider le personnel en intervention en temps réel, d’assurer leur sécurité et celle des tiers, et de transmettre les images vers le commandement.



