Depuis le discours de vœux du président du MR en janvier dernier, la question de la fusion des communes wallonnes est au cœur de l’agenda libéral. Loin de rester un débat théorique, le mouvement a fait le choix d’aller à la rencontre de ceux qui sont en première ligne : les mandataires locaux.
Un processus ancré dans les réalités du terrain
Entre février et mai, le MR a orchestré un travail de fond inédit. Après une première réunion des bourgmestres en février, une tournée des provinces a été lancée de mi-mars à fin avril, permettant à l’ensemble des mandataires wallons de s’exprimer sur ce sujet structurant. Parallèlement, un sondage a été mené auprès des élus locaux pour prendre le pouls des communes wallonnes face à cette perspective de réforme.
Ce que les mandataires nous disent
Les résultats du sondage dressent un tableau nuancé mais encourageant. Une majorité des mandataires interrogés se montrent favorables à l’idée d’une fusion volontaire, y voyant avant tout un levier d’efficacité administrative et de gains budgétaires à long terme. Le renforcement du poids politique des entités fusionnées est également perçu comme un atout réel.
Pour autant, les élus pointent également des réserves. La crainte d’une perte d’identité communale et les attentes fortes en matière de concertation figurent parmi les principaux éléments identifiés. Les mandataires sont prêts à avancer — avec une consultation citoyenne, un soutien financier de la Région et le maintien d’une proximité institutionnelle.
Le colloque des bourgmestres : un dialogue au sommet
Le 21 mai, le colloque des bourgmestres a constitué l’aboutissement naturel de ce processus. Pour la première fois, élus locaux et académiques ont pu confronter leurs analyses autour d’une même table, examinant concrètement les avantages et les inconvénients d’une réforme territoriale en Wallonie. Les échanges ont été directs et nourris par les réalités vécues sur le terrain, bien loin des abstractions théoriques.
Une conclusion claire : le oui conditionnel
Au terme de ce parcours, les bourgmestres ont dégagé une position commune : la fusion des communes peut présenter un intérêt réel pour l’avenir de la Wallonie — à condition qu’elle soit bâtie avec les pouvoirs locaux, en concertation étroite avec les acteurs de terrain. Surtout, elle doit rester au service des citoyens : garantir la qualité des services de proximité et respecter les identités locales qui font la richesse de nos territoires.
C’est sur cette base que le MR entend porter le débat, avec la conviction que la réforme territoriale, si elle est bien conduite, peut être un moteur de renouveau pour la Wallonie.



