La feuille de route du gouvernement prévoit de diminuer de moitié le nombre d’enfants scolarisés à domicile d’ici 2029. En effet, ce nombre a fortement augmenté. Parmi les causes : des cas de phobie scolaire, mais aussi des enfants avec des besoins spécifiques (troubles de l’apprentissage sévères) ou encore des enfants déscolarisés suite à certaines dérives communautaristes.
Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles franchit une nouvelle étape pour mieux encadrer l’enseignement à domicile, avec pour objectif de garantir à chaque enfant un apprentissage de qualité, quel que soit son parcours scolaire.
Aujourd’hui, lorsqu’une famille choisit l’enseignement à domicile, les démarches administratives exigent peu d’informations sur le contenu réel des apprentissages. Cette situation ne permet pas toujours de s’assurer que l’élève bénéficie d’un encadrement pédagogique suffisant pour progresser correctement.
La réforme présentée par la Ministre Valérie Glatigny entend corriger cela.
Concrètement, les familles devront désormais fournir un projet pédagogique détaillé ainsi qu’un plan de formation pour l’année scolaire. L’objectif n’est pas de restreindre une liberté reconnue, mais de garantir que chaque enfant bénéficie effectivement de son droit à l’instruction, avec un cadre structuré, cohérent et adapté à ses besoins.
Une attention particulière sera également portée aux élèves présentant des troubles d’apprentissage ou un handicap, afin d’adapter le suivi et les contrôles à leur situation.
Cette réforme vise aussi à mieux répondre à certaines réalités de terrain, comme les situations de phobie scolaire ou de décrochage. Dans ces cas, des solutions de suivi scolaire à distance, en lien avec les écoles, pourront progressivement être développées pour éviter qu’un élève ne se retrouve sans accompagnement.
Chaque enfant a droit à un enseignement qui lui permet de maîtriser les apprentissages de base et de progresser tout au long de son parcours scolaire. La liberté de choix des familles doit toujours aller de pair avec l’intérêt de l’enfant.
Cette mesure s’inscrit dans une volonté plus large : mieux accompagner les familles, prévenir le décrochage scolaire et garantir que chaque jeune dispose des outils nécessaires pour avancer sereinement dans sa scolarité et construire son projet de vie.



