D’ici l’été, blocs de béton et rochers installés au Bois de la Cambre devront disparaître ou être remplacés. La Ville de Bruxelles a été mise en demeure par la secrétaire d’État à l’Urbanisme, Audrey Henry, de régulariser ces installations placées au fil des années sans autorisation. Classé pour sa valeur paysagère, le Bois de la Cambre est un lieu emblématique pour les Bruxellois. Pourtant, au fil du temps, des dispositifs provisoires (blocs de béton et rochers) s’y sont multipliés, sans vision d’ensemble. Pour les autorités régionales, cette accumulation nuit à la qualité du site et ne respecte pas les règles urbanistiques. Sécuriser sans dénaturer Ces installations avaient souvent un objectif pratique : ralentir la circulation, protéger les promeneurs ou séparer les usages entre voitures, vélos et piétons. Car au Bois de la Cambre, les publics se croisent en permanence : familles, joggeurs, cyclistes, promeneurs… Mais pour la Région, la sécurité ne peut pas justifier n’importe quel aménagement. Dans ce poumon vert, chaque intervention doit s’intégrer harmonieusement dans le paysage. L’enjeu est donc de trouver des solutions efficaces, mais aussi esthétiques et respectueuses du lieu. Une régularisation attendue pour l’été La Ville de Bruxelles s’est engagée à remettre de l’ordre dans ce dossier dans les prochains mois. Après une réunion constructive entre la commune et la Région, un calendrier a été fixé : les dispositifs provisoires seront remplacés par des aménagements conformes, avec introduction des demandes de permis nécessaires avant l’été. Il faut préserver la sécurité de tous en rendant au Bois de la Cambre son caractère naturel et son harmonie paysagère. Un problème qui dépasse le Bois de la Cambre Le phénomène ne concerne pas uniquement le bois de la Cambre. Partout à Bruxelles, des blocs de béton ont fleuri ces dernières années sur des trottoirs, places publiques et voiries. Souvent installés dans l’urgence, ces équipements temporaires se sont parfois installés durablement dans le décor urbain. Face à ce constat, un inventaire régional a été demandé à l’administration pour recenser ces dispositifs. L’idée est de retirer ceux qui ne sont pas strictement nécessaires et de repenser leur usage à l’échelle de toute la Région. Redonner de la cohérence à l’espace public Pour Audrey Henry, le message est simple : les pouvoirs publics doivent respecter les mêmes règles que les citoyens. « Le respect des règles urbanistiques n’est pas une option. Elles existent pour garantir la cohérence de notre cadre de vie et l’égalité de traitement entre tous. Quand un citoyen doit introduire un permis pour transformer sa façade, il est normal que les pouvoirs publics respectent eux aussi les règles. La réunion a permis d’éclaircir la situation et de créer un calendrier quant à la régularisation de la situation. Celle-ci passera par l’introduction de demande de permis d’urbanisme avant l’été. Des solutions existent, mais pas les blocs de béton. » rappelle la Secrétaire d’État, Audrey Henry.