Après deux ans d’enquête, la commission Calice livre un rapport solide, malgré la contestation tardive du PTB.
La Commission d’enquête “Calice” a présenté ce mardi en commission ses conclusions et recommandations sur les dysfonctionnements liés à l’enquête judiciaire ouverte en 2010 sur des abus sexuels au sein de l’Église catholique.
Sous la présidence du député fédéral MR Pierre Jadoul, la Commission a mené un travail approfondi d’auditions et d’analyses, en s’appuyant notamment sur le rapport du Conseil supérieur de la Justice. Magistrats, policiers, avocats et responsables politiques ont été entendus afin d’établir les faits avec rigueur et de formuler des recommandations concrètes.
Les victimes ont été au cœur des travaux, guidant les réflexions de la Commission tout au long du processus.
« Nos conclusions sont le fruit d’un travail exigeant et méthodique. Nous avons pris le temps nécessaire pour écouter, analyser et comprendre. Ce rapport constitue une base solide pour améliorer durablement le fonctionnement de nos institutions », souligne Pierre Jadoul.
Si les travaux se sont déroulés dans un esprit de collaboration entre les groupes politiques, le PTB a, lors de la phase finale, remis en cause plusieurs points pourtant établis de longue date.
Pour les députés MR Pierre Jadoul et Catherine Delcourt, cette attitude est incompréhensible : « sur un sujet aussi grave, il est regrettable de voir un groupe politique tenter de fragiliser un travail de fond pour des considérations politiciennes. Le plus surprenant dans leur attitude est qu’ils votent pour sur l’ensemble des recommandations mais contre le rapport dans sa globalité. C’est incompréhensible et envoie un mauvais signal aux victimes et nuit à la crédibilité de nos institutions. »
Malgré cette prise de distance, la Commission entend faire de ses recommandations un levier concret pour renforcer l’État de droit et restaurer la confiance des citoyens.




