Comme l’a exprimé le député européen Benoît Cassart dans une interview accordée à Sudinfo le 9 mars 2026, la protection des voyageurs européens doit rester une priorité.

Aujourd’hui, les règles sur lesquelles les citoyens s’appuient doivent constituer une base solide. Mais il est nécessaire de les renforcer et de les améliorer, en plaçant le voyageur au centre des préoccupations.

L’objectif est clair : garantir des droits simples, concrets et accessibles pour tous les passagers. Parmi les propositions défendues :

  • une indemnisation dès 3 heures de retard, comprise entre 300 et 600 euros ;

  • des démarches simplifiées, avec un formulaire d’indemnisation commun, prérempli et envoyé dans les 48 heures ;

  • le droit d’emporter gratuitement un objet personnel et un bagage cabine (100 cm et 7 kg) ;

  • une transparence accrue des prix, avec la suppression de certains frais injustifiés ;

  • le choix entre une carte d’embarquement numérique ou papier ;

  • une meilleure protection des passagers vulnérables, notamment les personnes à mobilité réduite, les femmes enceintes et les enfants de moins de 14 ans.

Si l’équilibre entre la protection des passagers et la compétitivité du secteur aérien est nécessaire, il ne peut en aucun cas justifier un recul des droits des citoyens européens.

Si cette réforme aboutit, les droits des passagers seront mieux protégés partout en Europe. Avec un règlement directement applicable, l’objectif est clair : rééquilibrer le rapport de force en faveur des voyageurs. Reste désormais à trouver un accord avec le Conseil.

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